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10 choses à savoir sur le crowdfunding

Le crowdfunding, un seul mot et tant de choses à découvrir. Nous avons décidé de vous déblayer un peu le terrain afin que vous puissiez découvrir ce nouveau mode de financement en ayant les idées claires. De l’origine du mot aux dernières actualités du secteur, vous saurez tout !

1. Le nom anglais crowdfunding nait de l’union de deux termes : “crowd”, la foule, et “funding », le financement, et se traduit donc littéralement par “financement par la foule” ou financement participatif en français.

2. Le crowdfunding est un mécanisme qui permet de collecter les fonds nécessaires à la réalisation de projets, qu’ils proviennent d’entreprises ou de particuliers. Ces fonds sont collectés auprès des internautes par le biais de plateformes internet qui offrent une visibilité aux différents projets. Dès le départ, les projets culturels et artistiques se multiplient sur ces plateformes mais depuis quelques temps les entrepreneurs n’hésitent plus à collecter les capitaux de leur entreprise via le crowdfunding.

3. On retrouve aujourd’hui 4 types de crowdfunding

  • les donations : où les financeurs donnent de l’argent pour une cause dans laquelle ils souhaitent s’investir sans contrepartie
  • les donations avec contrepartie : avec lequel les financeurs reçoivent une contrepartie en échange de leur contribution. 43% des plateformes fonctionnent à ce jour selon ce model
  • l’investissement en capital : l’internaute est dans ce cas un investisseur et reçoit des dividendes sur les bénéfices du projet qu’il aide à financer
  • le prêt : où les financeurs récupèrent la somme investie au départ, le prêt peut être remboursé avec ou sans intérêt.

4. Le mécanisme est assez simple :

  • Le porteur de projet a une idée, mais il lui manque les fonds nécessaires pour pouvoir la réaliser. Il rencontre parfois des difficultés de financement avec le système bancaire classique.
  • Il s’inscrit alors sur une plateforme de crowdfunding et met son projet en ligne en présentant son idée. Il indique le montant qu’il souhaite lever, la durée de la collecte et les éventuelles contreparties qu’il prévoit d’offrir à ses financeurs.
  • Les internautes qui souhaitent participer peuvent choisir librement le montant qu’ils veulent affecter au projet. Le crowdfunding est ainsi accessible à toutes les bourses.
  • Une fois l’intégralité du projet financé, le bénéficiaire reçoit la somme récoltée et peut ainsi concrétiser son projet. Les internautes reçoivent quelques mois plus tard leur remboursement ou leur contrepartie (financière ou non). La somme récoltée peut parfois dépasser les objectifs fixés par le porteur de projet (jusqu’à 11000% de la mise initiale).

5. Selon les estimations de crowdsourcing.org, en avril 2012 on comptait 452 plateformes de crowdfunding dans le monde entier, à fin 2012 ce chiffre serait de 536. La majorité de ces plateformes se trouvent aux Etats-Unis ou en Europe occidentale (7% en France où on dénombre 28 plateformes).

© 2012 crowdsourcing LLC Source : www.crowdsourcing.org

6. En 2011 l’ensemble des plateformes de crowdfunding ont levé environ 1,5 milliards de dollars. L’estimation pour 2012 indiquait un montant total de presque 3 milliards de dollars. Forbes estime qu’en 2020 le montant du marché aura atteint 1 trillions de dollars.

7. En 2011, 1 870 000 campagnes de crowdfunding ont abouti, dont 532 000 aux Etats Unis et 654 000 en Europe.

8. En mars 2012 l’association Financement Participatif France a été fondée. Elle s’est donné le double objectif de représenter les acteurs de ce secteur auprès des autorités et de faire progresser la règlementation en vigueur afin de favoriser les activités de financement participatif (investissement en capital, en prêt, en don…).

9. En avril 2012 le président Obama a signé la loi JOBS (Jump Our Business Startups), au coeur de laquelle se trouve la régularisation du crowdfunding. En France, la ministre des PME Fleur Pellerin, se fait porte-parole du gouvernement dans sa volonté d’offrir au crowdfunding un véritable cadre législatif.

10. La statue de la liberté est précurseur du crowdfunding. En 1875 l’Union franco-américaine lance la collecte de fonds pour la construction de la statue en France qui se termine en 1880. Joseph Pulitzer lancera une campagne sur son journal New York World pour financer la construction du socle. Il collectera 102 000 $ de la part de 120 000 doneurs.

Et la semaine prochaine retrouvez la suite de notre série crowdfunding pour savoir comment Babyloan se positionne dans cet univers !

Photo credit: Thomas Hawk / Foter.com / CC BY-NCNew York Public Library / Foter.com

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3 Commentaires

  • Répondre Devhope 11 avril 2013 à 17 h 04 min

    Plus intéressant qu’on le croit le financement participatif, permettant de promouvoir la musique, le cinéma, et les projets d’intérêt général comme proposé sur devhope.com. Le Crowdfunding un véritable outil de développement par la solidarité

  • Répondre Assises de la finance participative : premier épisode d’une économie de l’entre-deux | La Baguette culturelle 2 octobre 2013 à 6 h 26 min

    […] Revenons tout d’abord sur les chiffres clés du secteur. Le marché du financement participatif pesait 40 millions d’euros en 2012 et devrait au moins peser 80 millions en 2013. Au niveau mondial en 2012, le nombre de plateformes est estimé à 500, pour une levée de fonds atteignant 3 milliards de dollars. Forbes estime qu’en 2020 le montant du marché attendrait 1 trillion de dollars (source babyloan). […]

  • Répondre Assises de la Finance Participative : un nouvel horizon pour le secteur ! | AlloProd 6 octobre 2013 à 18 h 48 min

    […] jusqu’alors dans un « no man’s land » réglementaire et juridique. Selon leur modèle (don avec ou sans contrepartie ; prêt rémunéré ou solidaire ; investissement en capital), les plateformes devaient se confronter à des régulations et agréments inadaptés et […]

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