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Le microcrédit : Une lueur d’espoir pour les palestiniens

Alors que les Territoires Palestiniens Occupés (Cisjordanie et Bande de Gaza) sont toujours en proie au conflit, les habitants cherchent par tous les moyens d’améliorer leur quotidien.
Bien que la bande de Gaza ait été plongée dans l’obscurité durant tout le mois de mars (coupure de courant de 16h en moyenne par jour), que trois nouvelles colonies vont ouvrir en Cisjordanie et que le gouvernement du Hamas (Gaza) ne semble pas s’accorder avec celui de Cisjordanie empêchant les habitants de la Bande de Gaza à voter lors des élections municipales du mois d’octobre (premières élections depuis 2006), les palestiniens continuent à croire que l’avenir peut être meilleur.

Dans ce pays à l’économie moribonde et où la fonction publique représente 1/5ème de l’emploi, les fluctuations de l’aide internationale affectent fortement l’économie nationale. Depuis quelques années, la croissance a pu reprendre dans les Territoires Palestiniens Occupés car l’embargo est progressivement levé. Mais le niveau de pauvreté reste élevé, il est estimé par les Nations Unies à 26% en 2010. Les taux de croissance pour 2009 et 2010 sont néanmoins de 7,4 et 9,3%. Dans ce contexte de développement, chacun veut avoir un rôle à jouer. Comme dans beaucoup de pays, les banques font peu confiance, demandent de fortes garanties et les démarches avant d’obtenir un prêt effraient, c’est donc naturellement que les gens se tournent vers le microcrédit.

Le nombre de crédit octroyés entre 2007 et 2011 a été multiplié par 2, passant de 20 000 à plus de 43 000, l’augmentation annuelle est de 27% et devrait se poursuivre jusqu’en 2015 avec des projections à 77 000 microcrédits délivrés. Notre partenaire terrain Asala observe le même phénomène, en 2011 le nombre de ses clientes a augmenté de 29%.

Les palestiniens découvrent le microcrédit par le bouche à oreilles. Ils demandent un prêt pour changer de vie, certains réalisent avec l’argent obtenu la reconversion dont ils rêvaient, d’autres profitent de cette opportunité pour quitter Israël et les emplois précaires qui y sont offerts pour revenir s’installer sur leur territoire.

La microfinance palestinienne s’adresse aux femmes, certaines institutions de microfinance comme notre partenaire Asala se consacrent exclusivement à elles, mais les résultats en termes d’autonomisation ne sont pas toujours au rendez-vous. La directrice d’Asala, Mme Swelem, confie : « Souvent les femmes continuent à travailler d’arrache-pied, tandis que leurs maris prennent la direction de l’entreprise. Nous ne pouvons tout simplement pas contrôler les aspects culturels ». Comme disait l’autre « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ! », Mme Swelem poursuit son explication « Il y a encore beaucoup à faire en matière de sensibilisation au genre. Mais, d’une certaine façon, les réunions organisées sur la question du genre ont un impact clairement positif. Nombre des femmes qui participent aux formations deviendront à leur tour formatrices ».

Nous espérons vivement qu’ Asala deviendra l’exemple à suivre…

Pour soutenir les projets de cette courageuse coopérative de femme, nous vous invitons à soutenir Hanadi dans le développement de son Salon de beauté .

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Source : www.irinnews.org

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