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L’inclusion financière des femmes dans le monde : grand défi du XXIe siècle

Le 8 mars prochain, Babyloan se mobilise pour la Journée Internationales des Droits des Femmes. Cette journée est l’occasion de rappeler notre profond engagement pour une meilleure inclusion financière des femmes dans le monde. Dans une récente publication du CGAP (Consultative Group to Assist the Poor), Yasmin Bin Human nous rappelle l’ampleur du phénomène et identifie quatre défis majeurs auxquels la communauté internationale doit absolument se confronter. Alors, le tournant, c’est maintenant ? EQUATEURMARTACECILIA184

Quel est le plus grand frein à l’inclusion des femmes dans la société ?

Presque une femme sur trois, soit 1,1 milliard d’entre elles, se retrouve exclue du système bancaire traditionnel. À l’échelle mondiale, les femmes sont 7 % moins susceptibles d’avoir accès à des services de transactions financières simples, et cette disparité ne fait que s’accroître lorsque l’on regarde les couches les plus pauvres. Les femmes vivant avec moins de deux dollars par jour sont en moyenne 28 % moins à même d’avoir un compte en banque que les hommes. Afin de gérer leur argent, ces femmes le gardent sous forme liquide et font appel à des réseaux informels ou à des agents de prêt parfois peu scrupuleux. Cela les rend vulnérables à des risques de perte, vol et exploitation, et a pour effet de les enfermer dans un cercle de pauvreté. L’exclusion des femmes des services financiers à l’échelle mondiale ne fait que mettre en lumière l’importance de se concentrer sur les populations féminines afin d’assurer un accès universel aux services financiers. Ce n’est cependant pas chose aisée. Améliorer l’accès des femmes aux services bancaires et financiers soulève des défis singuliers que les prêteurs et investisseurs doivent considérer avec attention afin d’améliorer l’inclusion à une large échelle.

Défi I : Mieux identifier les femmes devant être accompagnées

Les femmes exclues sont plus difficiles à identifier.  Elles sont désavantagées dans leur l’accès à l’information et disposent de réseaux moins importants et moins divers que les hommes ; elles sont également moins à même d’être recommandées auprès d’organismes par des personnes de leur cercle de proches.

Défi II : Résoudre l’inégalité des services financiers

Les fournisseurs de services financiers sont moins enclins à s’occuper des femmes, car les marges de profit sont moins importantes. En tant que clientes, celles-ci se voient confrontées à la demande d’un investissement de départ plus conséquent. Dès lors, comment proposer des frais de transaction moins élevés à une personne qui ne traite que des petits montants ? Les femmes préfèrent ainsi les produits plus informels, en particulier pour ce qui est de l’épargne. S’adresser à cette population avec des produits formels entraîne des coûts élevés afin de leur expliquer l’intérêt de ces produits et de sensibiliser des maris, amis et décideurs locaux vers qui les femmes se tournent pour des conseils et des recommandations. Les banques qui prêtent avec succès à des PME gérées par femmes fournissent souvent des services non financiers tels que des formations au leadership.

Défi III : Dépasser les normes sociales

Les normes sociales sont également un frein aux demandes des femmes en matière de services financiers. Il est fréquent que des femmes ne soient pas encouragées vers l’indépendance financière, ou que cela ne soit pas attendu d’elles. Il existe également des limitations de mobilité qui compliquent leur accès à des institutions financières. Le rapport de la Banque Mondiale Les Femmes, l’Entreprise et le Droit recense pas moins de 17 économies où des maris peuvent limiter la mobilité de leur épouse en dehors du foyer. Dans les cas les plus préoccupants, les femmes sont utilisées comme simple mécanisme de transfert des produits financiers vers les hommes, ce qui ne fait que déformer la nature de la demande. Une étude de Natalia Rigol pour l’Université d’Harvard montre que les femmes entrepreneurs utilisent souvent les fonds destinés au développement de leur entreprise vers des entreprises dirigées par des hommes de leur entourage.

Défi IV : Simplifier l’accès à la technologie

Les femmes ont également un accès plus limité aux technologies, et avec l’avènement du téléphone portable qui bouleverse les règles de l’inclusion financière, les disparités de genre risquent d’augmenter si l’on ne s’adresse pas aux femmes comme public spécifique. La GSM Association, qui regroupe plus de 850 opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, estime que dans les pays  à revenus faibles et intermédiaires, 200 millions de femmes de moins que les hommes n’ont pas de téléphone portable. En Inde, alors que le gouvernement s’implique dans la promotion de la finance digitale, une femme a 36 % de chance en moins d’avoir un téléphone portable qu’un homme.   Alors, que faire ? Chez Babyloan, nous continuons à croire au potentiel singulier de la microfinance en tant que vecteur d’intégration financière pour les femmes ! À l’origine liée à l’entrepreneuriat, la microfinance s’est diversifiée et permet à des millions de femmes d’accéder chaque jour à des services primordiaux (santé, éducation, etc.). Babyloan vous donne donc rendez-vous le 8 mars 2017 pour montrer concrètement le soutien de la communauté à l’inclusion financière des femmes ! À cette occasion, nous vous préparons de belles surprises afin de montrer toute la portée de cet événement mondial. On vous attend nombreux !  🙂

Source : 5 challenges for Women’s Inclusion

Crédits photo : Marion Gaborit

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