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10 livres de littérature africaine à ne pas rater

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Les week-ends s’allongent, les vacances se rapprochent. Il est temps de prévoir quels livres emporter dans votre valise. Alors pour continuer notre voyage dans l’Afrique qui bouge, Babyloan est allé à la rencontre de l’équipe de Présence Africaine, LA librairie africaine à Paris. Ensemble nous avons essayé de vous concocter une liste de 10 livres à ne pas rater autour de l’Afrique. Il y en a pour tous les goûts : nouveautés, classiques, polars, livres pour enfants et même des bd !

1. Amkoullel l’enfant peul, Amadou Hampâté Ba, Edition Actes Sud (Classique)

« Voici un livre de Mémoires qui nous révèle la formation d’un des esprits les plus brillants de l’Afrique noire. Amadou Hampâté Bâ raconte ici sa petite enfance et son adolescence, à l’époque où, dans le Mali du début du XXe siècle, il s’initiait aux traditions ancestrales, fréquentait l’école française en même temps que la coranique, courait la savane, découvrait le colonialisme et s’apprêtait à devenir l’un des derniers grands dépositaires d’une civilisation orale en pleine mutation. »
Un livre incontournable de la littérature africaine, une leçon d’humanité universelle.

2. Aya de Yopougon, Marguerite Abouet et Clément Oubrerie, Edition Gallimard (BD)

« Côte d’Ivoire, 1978. Aya, dix-neuf ans, vit à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Ça sent le début des vacances mais très vite les choses vont commencer à se gâter… «Dans les années 1970, la vie était douce en Côte d’Ivoire. Il y avait du travail, les hôpitaux étaient équipés et l’école était obligatoire. J’ai eu la chance de connaître cette époque insouciante, où les jeunes n’avaient pas à choisir leur camp trop vite, et ne se préoccupaient que de la vie courante : les études, les parents, les amours… Et c’est cela que je veux raconter dans « Aya », cette Afrique qui subsiste malgré tout car, comme on dit chez nous, «la vie continue»…» (Marguerite Abouet). »
Un vrai coup de cœur pour Babyloan. On rit beaucoup, et on s’attache tellement qu’il est difficile de fermer le 6ème tome.

3. Notre Dame du Nil de Scholastique Mukasonga, Edition Gallimard (Prix Renaudot 2012)

« Au Rwanda, [le lycée Notre Dame du Nil] est un lycée de jeunes filles perché sur la crête Congo-Nil, près des sources du grand fleuve égyptien […]. Les transgressions menacent au cœur de cette puissante et belle nature où par ailleurs un rigoureux quota «ethnique» limite à 10 % le nombre des élèves tutsi. Le huis clos où doivent vivre ces lycéennes […] les désirs et les haines qui traversent ces vies en fleur, les luttes politiques, les complots, les incitations aux meurtres raciaux, les persécutions sournoises puis ouvertes, les rêves et les désillusions, forment un prélude au génocide rwandais, fascinant de vérité, d’une écriture directe et sans faille. »
Les heures qui précèdent le génocide, la tension grandissante qui s’oppose à l’ambiance de jeunes filles au lycée. Un point de vue original de ces heures sombres de l’histoire du Rwanda.

4. L’empreinte du renard, Moussa Konaté, Edition Points (Classique)

« Au cœur du pays dogon, une série de morts bizarres alerte les autorités maliennes. L’affaire est délicate : les Dogons, très attachés à leurs traditions, vivent en marge de la société et sont redoutés pour la puissance de leur magie. Le vieux commissaire Habib, à la sagesse et au flair légendaires, est envoyé sur place. Mais le village entier se tait obstinément, et un étrange sorcier à tête de renard veille au respect absolu de l’omerta…
Essayiste, dramaturge et romancier, Moussa Konaté est considéré comme le meilleur représentant de la littérature malienne. L’Empreinte du renard est le troisième volet des enquêtes du commissaire Habib. »
Pour les fans de polar et ceux qui veulent en savoir plus la culture Dogon.

5. Allah n’est pas obligé, Ahmadou Kourouma, Editions Points (Classique)

« Le jeune Birahima retrace son itinéraire d’enfant-soldat de l’Afrique contemporaine, entre le Liberia et la Sierra Leone. Orphelin, jeté sur les routes en compagnie d’un marabout mi-philosophe mi-escroc, Birahima se fait enrôler dans une bande de pillards. Kalachnikov en bandoulière, pour gagner sa solde, il va bientôt participer aux pires exactions : «De camp retranché en ville investie, /…/ j’ai tué pas mal de gens. /…/ beaucoup de mes copains enfants-soldats sont morts. Mais Allah n’est pas obligé d’être juste avec toutes les choses qu’il a créées ici-bas.» »
Ce livre a reçu le Prix Renaudot 2000, le Prix Goncourt des lycéens 2000, le Prix Amerigo Vespucci 2000. Par une écriture très vivante, Ahmadou Kourouma aborde des thèmes graves sans lourdeur. Un livre bouleversant dont on ne sort pas indemne.

6. Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres, Franck Prévot et Aurélia Fronty, Edition Rue du Monde

Un très beau livre jeunesse sur Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix en 2004, qui a consacré sa vie au reboisement l’Afrique par les femmes. Son action pour l’environnement et les droits des femmes ont fait d’elle un personnage emblématique des dernières décennies.
Un beau cadeau à offrir à tous les enfants en quête de modèles et d’ouverture au monde.

7. Philosophies Africaines, Séverine Kodjo-Granvaux, Présence Africaine (Nouveauté)

« Après le grand débat sur « la philosophie africaine » des années 1960-1970, il était nécessaire de faire le point sur les thématiques et les enjeux qui mobilisent les philosophes africains en ce début de XXIème siècle. Et ce d’autant plus que les enseignements en philosophie dite Africana se sont considérablement développés, dans les universités américaines principalement. »

8. La grève des battu, Aminata Sow Fall, Editions du Serpent à Plume.

« Imaginez un ministère ayant pour mission d’éloigner de la Ville mendiants et autres parasites indésirables, histoire de ne pas nuire à la tranquillité des touristes et de ne surtout pas porter atteinte au nouvel essor économique de la ville en question. […] Et un beau jour, à bout d’humiliation, les mendiants décident de se mettre en grève. Et un mendiant en grève, c’est tout simplement un mendiant qui refuse de continuer à mendier. Résultat, la vie sociale du pays s’en trouve chamboulée ! Les nantis, les pansus, les repus, forts marris, n’ont plus personne à qui adresser leurs prières ou à qui faire des dons. »
Dans un ton plein d’humour, Aminata Sow Fall livre ici une analyse fine de la société. Elle porte un regard original sur le rôle de chacun et redonne leur dignité aux mendiants de la Ville.

9. La préférence nationale de Fatou Diome, Edition Présence Africaine (Classique)

« De son Île natale au sol français, de ses premiers émois à ses récentes déceptions, c’est à un voyage géographique social et mental, que nous convie la narratrice de ce recueil. Usant d’une langue incisive et colorée, la jeune romancière et poétesse sénégalaise y dépeint tant la brutalité des sociétés traditionnelles que la calme violence de nos sociétés d’exclusion. Sombre tableau que vient animer l’allégresse féroce du style, et tempérer la douce nostalgie des premières années villageoises. »
Un livre très actuel qui questionne les valeurs de nos sociétés occidentales, par une écrivaine phare de la nouvelle littérature africaine.

10. Aminata de Lawrence Hill, Edition Présence Africaine (Nouveauté).

« A l’âge de onze ans, Aminata Diallo est arrachée à sa famille dans un village de l’actuel Mali par des négriers. Commence alors une longue marche qui durera  plus de  trois mois et au bout  de laquelle la fillette se retrouvera avec d’autres esclaves dans un bateau en direction de l’Amérique. Aminata deviendra plus tard une esclave dans une plantation en Caroline du Sud. Elle réussira à s’enfuir et se retrouvera à New York, puis en Nouvelle Ecosse et en Sierra Leone. » Derrière chaque mot se lit en réalité la quête intérieure de l’auteur.
La question de savoir comment dans ce contexte il aurait pu préparer ses enfants à l’impensable le hante. Le livre bouleverse.

Nous aurions aussi pu citer l’Encyclopédie Jeunesse sur l’Afrique de Bernard Nantais, Mongo Beti, Sembe Ousmane, Henri lopes, Tierno Monenembo. Il y en a tellement… Mais pour continuer votre découverte de la littérature africaine, rendez-vous chez Présence Africaine au 25bis rue des Ecoles, 75005 Paris. En bons libraires, ils sauront vous guider pour trouver le livre qu’il vous faut.

Un peu d’histoire : En 1947, dans la lignée des mouvements panafricains, l’écrivain sénégalais fonde, Alioune Diop, la Revue Présence Africaine. Pour la première fois l’Afrique Noire s’exprime dans une revue de large audience. 2 ans plus tard la Maison d’Edition du même nom ouvre ses portes.

Une partie des textes est extraite du catalogue de nouveauté de Présence Africaine, et de leur site internet : http://www.presenceafricaine.com/ ainsi que des catalogues des maisons d’éditions.

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1 Commentaire

  • Répondre Ahmat Mahamat 20 octobre 2016 à 11 h 20 min

    bien et je demande les plus

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