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Babyloan dans la presse ! 20 Minutes

— Article dans le quotidien gratuit 20 minutes

A PHNOM PENH, PETIT PRÊT GRANDS EFFETS

Ngoung Skteoing possède son propre business. Mais exit l’ordinateur portable et le mobile collé à l’oreille. Nous sommes à Phnom Penh, la capitale du Cambodge. Et ici, un business commence avec deux tréteaux et une table.


Ngoung, elle, vend des boissons sur sa table et depuis peu, elle répare aussi des motos. Une nouvelle activité rendue possible grâce au microcrédit que lui ont accordé Entrepreneurs du monde, un institut de microfinance (IMF), mais aussi, et surtout, les internautes. La commerçante se trouvait en effet sur Babyloan.org.

Ce site de microcrédits met en relation des prêteurs, vous et moi, et des emprunteurs vivant dans des pays en voie de développement qui ont besoin d’une petite somme d’argent pour développer leur entreprise. « Nous ne sélectionnons pour Babyloan que des personnes très pauvres qui ont besoin d’une toute petite somme, explique Grégoire Héaulme, directeur d’Entrepreneurs du Monde au Cambodge. »

« Chamroeun (le nom cambodgien d’Entrepreneurs du monde, qui signifie développement ») vient me voir de temps en temps avec un ordinateur et me montre mon profil, explique Ngoung. Je sais que ce sont des gens à l’étranger qui m’aident. » A 48 ans, cette mère de cinq enfants en est à son troisième prêt. Cette fois, il se monte à 1 500 000 riels, soit environ 230€. Chaque semaine, elle rembourse 59 400 riels (9 €). « Ce n’est pas un don, pas de la pitié, je rembourse tout ! », tient-elle à préciser. « Si Chamroeun ne m’avait pas prêté l’argent, j’aurais sûrement dû attendre beaucoup plus longtemps pour développer mon activité, peut-être que je n’en aurais même pas eu l’idée ! Et je ne voulais pas encore emprunter de l’argent à la famille. » C’est une voisine, elle-même aidée par l’IMF pour étendre son échoppe de vente de vêtements, qui lui a parlé du microcrédit. « Je ne savais pas qu’on pouvait prêter de l’argent à des pauvres », avoue Ngoung alors qu’elle verse de l’essence dans le réservoir d’une moto-taxi. Déjà, elle pense à un nouvel emprunt qui lui permettra cette fois de pouvoir changer les devises étrangères. Elle a déjà préparé sa petite vitrine avec quelques billets à l’intérieur. Espérons que la petite souris des internautes lui en apportera d’autres…

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3 Commentaires

  • Répondre Esperanto 11 octobre 2008 à 13 h 46 min

    J’ai un peu donné à Planet Finance il y a quelques années, et j’avais oublié la microfinance depuis, mais cet article a complètement réveillé mon intérêt. Je l’ai trouvé extrêmement convaincant et j’ai tout de suite adhéré à Babyloan. Le contexte financier actuel, ça joue aussi : envie de réagir vite face à l’écroulement général…

  • Répondre Damien de Babyloan 13 octobre 2008 à 12 h 54 min

    Merci encore esperanto!

    Malgré ce que l’on peut penser, le système actuel de PlanetFinance vis-à-vis du grand public n’est pas le même, car il s’agit d’un don à l’association, et non d’un financement direct de micro-crédit !

    Effectivement, par rapport au contexte financier actuel… c’est l’émergence des petits entrepreneurs, toujours plus nombreux, qui est à espérer !

  • Répondre marcel birane sene 31 octobre 2008 à 12 h 03 min

    Monsieur
    C’est génial ce sont ces types de crédits qu’il faut développer et encourager pour faire sortir nos populatons du sud des diffucultés economiques
    je sais de quoi je parle cadre en ville mais originaire d’un petit village a 100km de la capitale

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