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Henri, volontaire chez Gata Daku aux Philippines

Henri est volontaire pour notre partenaire terrain aux Philippines. Il nous livre ses impressions sur sa première semaine.

Mont Malindang vu depuis Clarin

Me voici arrivé à Clarin, petit village mitoyen de la ville d’Ozamis, situé au nord de la Province du Mindanao, et au sud des Philippines. Après 48h de voyage, et une nuit passée dans l’aéroport de Kuala Lumpur, puis une à Manille, j’atterris enfin sur la piste du charmant petit aéroport local.

Je suis accueilli par Jinky, la directrice de Gata Daku, institution de Microfinance pour laquelle je vais effectuer ma mission.  Nous effectuons une visite rapide de la ville en voiture, et je découvre les pedicabs (vélo ou moto à côté desquels sont accrochés un side car), qui illuminent les rues de toutes leurs couleurs.

Le lendemain, je suis invité à l’anniversaire de la fille de Jeanno lane (responsable d’une branche locale de Gata Daku).  Sur la table, est disposé un Lechon, qui est un cochon rôti délicieux. Autour de lui sont placés les accompagnements: riz, nouilles, carottes, et plats à base de poisson. Les invités viennent discuter naturellement avec moi.  C’est l’occasion de m’immerger avec la population, et d’apprendre quelques mots en bisaya, le dialecte local (salamat=merci, dily=non, o o=oui, e hatud ko=je dois aller à). J’arrive aussi à comprendre quelques mots grâce à l’espagnol et l’anglais dont s’inspirent beaucoup ce dialecte. Une belle première soirée qui m’emplit d’enthousiasme pour les mois à venir.

Devant Gata Daku

A partir de lundi, je découvre Gata Daku, ses locaux et ses employés. Je travaille dans un open-space dont la majorité des employés sont des femmes (je suis le seul homme à mon étage). L’ambiance est excellente, et des spécialités locales me sont apportées tous les jours sur mon bureau afin que je les goûte. Les fruits, légumes ou plats préparés ne m’ont encore jamais réservé de mauvaise surprise, je peux même aller jusqu’à dire que je me régale. Ces plats se nomment boko, pomelo, boungon, biko, capayas, des noms que ne vous disent probablement rien. J’ai moi-même quelques difficultés à associer chaque nom à son aliment, après tant de dégustations.

Devant le staff house

Mes soirées se font en compagnie de certains collègues qui me présentent Ozamis, ses lieux historiques. Je passe aussi beaucoup de temps au Staff House, endroit ou vivent sept employés de Gata Daku, et où la moyenne d’âge doit être de 24 ans.  Dans cette maison, à l’instar de la maison bleue évoquée dans la musique de Maxime Le Forestier, on y vient à pied et ceux qui vivent là ont perdu la clef. La maison est en bambou, les portes sont toujours ouvertes, et on n’y trouve que trois chambres. Autour d’elle, plusieurs petites maisons similaires peuplées de familles Philippines. On peut aussi apprécier la compagnie de bananiers, manguiers, poussins, chiots, et autres créations de la nature. Les enfants des habitations voisines jouent devant l’entrée. Ils demandent régulièrement qu’on répare leurs cerfs-volants confectionnés de façon très rustique, à l’aide de plastique recyclé, de branches en bois, et d’élastiques. J’apprécie aussi les repas qui sont préparés avec des produits frais du jardin, ou du marché situé à quelques pas de là. Seul bémol, j’ai fait la rencontre fortuite de la plus grosse araignée que j’ai eue l’occasion de voir, de la taille d’une main d’homme, posée en évidence sur un mur du salon.

Rama Beach

Le dimanche, accompagné de Roy, Ely, Eday, et Mary-ann, habitants du Staff House, je suis allé à la plage de Rama Beach. C’est une plage de sable noir où se rendent les habitants de Clarin, et sur laquelle on peut manger divers encas. Nous avons pris ce qui ressemble en France à des crêpes au caramel, sauf qu’elles sont entièrement dépliées, et elles sont rigides et cassantes. Il faut donc faire attention au vent, plus d’un a vu son précieux s’envoler, dont Eday qui a largement fait profiter son T-shirt du caramel de sa crêpe.

Dans un prochain article, je vous présenterai des entrepreneuses locales financées par Gata Daku, avec quelques photos de leurs habitations sur pilotis dans lesquelles elles m’ont accueilli.

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2 Commentaires

  • Répondre descloux michael 4 avril 2012 à 10 h 02 min

    Super Henri, je vois que tu es bien arrivé.
    Bon courage pour la suite,
    un philosophe à Bordeaux
    Mica

  • Répondre Sabang (île de Palawan) | Carnets de 2 enfants terribles 11 avril 2013 à 4 h 10 min

    […] près d’Ozamis sur l’île de Mindanao. Si vous souhaitez en savoir plus, allez voir ici ou […]

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