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La microfinance, un outil marginal ou sous-estimé?

Le 15 Novembre, alors qu’ils se réunissaient à Washington dans le but de trouver des réponses à la crise actuelle, les dirigeants du G20 ont approuvé un « plan d’action » qui tourne autour de cinq thèmes importants : la régulation des marchés financiers, l’harmonisation des normes comptables, la transparence des produits dérivés, la révision des pratiques de rémunération des dirigeants de banques et la révision du mandat et de la gouvernance des institutions financières internationales.


La régulation du système financier international est au cœur des discussions mais la microfinance, qui est une forme de finance, n’a pas attiré l’attention des décideurs…

La microfinance est-elle trop marginale pour être abordée ? Ou est elle sous-estimée par les décideurs des pays développés ?

La microfinance n’aurait donc peut-être pas sa place dans les discussions sur la sortie de la crise. Et pourtant, ce n’est pas ce qui ressort du forum de Paris Europlace qui s’est tenu à Dauphine le 24 Novembre dans le cadre de la Présidence Française de l’UE. Au contraire, pour retrouver un équilibre financier mondial, les participants ont souligné l’importance de développer l’investissement socialement responsable et la microfinance, considérés comme des modes de financement « durables », contrairement à la finance classique qui a aujourd’hui une image très instable. Et cela semble aller dans le sens de l’opinion des français : 80% d’entre eux souhaitent que la microfinance se développe (sondage Paris Europlace, Novethic, Novembre 2008).

Des difficultés de financement malgré un fort potentiel de développement

On attribue à la microfinance un grand potentiel de croissance, mais différents obstacles ralentissent son développement. A Paris Europlace, les intervenants ont souligné les difficultés que les institutions rencontrent pour trouver des financements. D’une part il s’avère parfois difficile de convaincre les investisseurs qu’il ne s’agit pas de charité. D’autre part, il arrive très paradoxalement que les sommes dont ont besoin certains organismes de microfinance soient trop faibles pour les investisseurs… Et si les pays en développement participaient aux discussions de sortie de crise, les avancées seraient peut-être plus rapides car le sujet serait d’avantage pris en compte ?

De toutes façons, est-il vraiment possible de s’entretenir sur des solutions globales à la crise sans 90% des pays du monde?

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