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Le micro crédit en France: une solution à la crise?

Des centaines de milliers de personnes en France rêvent de lancer leur entreprise, de devenir leur propre patron et créer ainsi leur emploi. Un doux rêve? plus maintenant, grâce au micro crédit…

Il serait intéressant de comparer en France le nombre de chômeurs ou de travailleurs en situation précaire avec celui des hommes et femmes qui ont envie de lancer leurs entreprises mais ne peuvent pas, faute de moyens, d’accompagnement.

Ce n’est pas mince affaire que d’en faire le caclcul,  et il y a quelques années, il aurait été vain…mais aujourd’hui avec le développement du micro-crédit en France, on touche peut être bien du doigt la solution du plein emploi en France. Si, si même en pleine crise.

Un autre calcul comparatif a été fait: le coût annuel moyen des diverses aides d’Etat versées à un chômeur (14 000 euros) versus le coût moyen d’un micro-crédit permettant à une personne de créer son emploi (2 000€) : 7 fois supérieur !

Le micro-crédit en France, c’est accorder un prêt à une personne qui a un projet d’entreprise, viable mais encore trop embryonnaire pour mériter la confiance des banques. Parce que les institutions de micro-crédit, comme Cigale, la Nef, ou encore l’ADIE fondée il y a 20 ans par Maria Nowak, ne sont pas les banques des petits prêts. Ce sont aussi et surtout des acteurs sociaux qui accompagnent les hommes et femmes qui veulent créer leur emploi en créant leur entreprise.

De plus, généralement, ces entreprises poursuivent une mission sociale en répondant entre autre à un besoin dynamisant le tissu économique local (installation d’une librairie dans une commune qui en était dépourvue, mise en place d’une épicerie mobile dans une zone rurale enclavée, etc…)

Si l’Etat déploie des plans de soutien de millions d’euros aux PME, si Oséo multiplie les programmes de financement aux PME, c’est bien que l’on compte sur les petites structures entrepreneuriales pour relancer l’économie, le micro-crédit agit en amont en favorisant la création de ces PME.

Vous me direz que ces institutions de micro-crédit sont soumises aux mêmes difficultés de recherche de ressources à faible coût. Certes. Aujourd’hui, les IMF françaises n’ont le droit d’aller chercher de la ressource financière qu’auprès des banques et autres caisses des dépôts ou banque de France mais leur accès à la ressource est limité et elles n’ont par exemple pas  le droit d’être financées par les prêts du grand public.

Babyloan, l’ADIE et le groupe de travail initié par Jean-François Copé et constitué des députés Jérôme Bignon et Jean-Pierre Gorge souhaitent faire évoluer la réglementation en ouvrant la possibilité à ces IMF d’aller chercher de la ressource auprès du grand public, leur permettant ainsi d’aider encore plus d’hommes et de femmes à l’esprit entrepreunariale dynamique et florissant. Ce sera alors aussi l’opportunité pour tous les citoyens français d’être véritablement acteurs et banquiers solidaires de la reprise économique de leur pays. Ce sera l’un des grands messages véhiculé par les Rencontres de Babyloan de ce week end!!!

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1 Commentaire

  • Répondre florus 4 janvier 2010 à 16 h 48 min

    Bonjour,
    Oui, mais alors quelle structure juridique différente de celle de Babylonian permet aux "Cigales" de prêter de l’argent aux français ?

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