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Le microcrédit et la microfinance s’invitent au G20.

Dans le cadre de la présidence française du G20 se tenait au Sénat un événement exceptionnel: le colloque G20 sur la Micro Finance. A l’initiative de la Banque de France, et un peu à l’image du récent e-G8 pour l’Internet, il s’agissait d’une grande première que d’inclure dans les travaux du G20 une conférence dédiée au sujet de la Micro Finance. Les travaux  du G20 disposaient déjà d’un  groupe de travail sur l’inclusion financière, les voici à présent complétés d’une réflexion de fond sur le développement et le futur  des activités de microcrédit et de Micro Finance dans le monde.  Introduit par jean Arthuis, l’événement d’hier, venu compléter et consacrer des cessions de travail et de réflexions intervenues début juin, a permis la rédaction d’une vingtaine recommandations aux Etats membres sur les différentes mesures à prendre afin de mieux réguler et harmoniser l’écosystème de ces très beaux instruments de développement. Les récentes crises en Inde et ailleurs ont montré combien il était important que les pouvoirs publics autant que les acteurs de terrain prennent le temps et le recul necessaire à l’analyse des quelques situations déviantes.

Pour les passionnés du sujet c’est bien au Sénat qu’il fallait être hier, une bonne partie du gratin mondial y était présente, autour du Professeur Yunus, grand témoin du colloque, se sont ainsi succédés à la tribune tous ceux qui comptent dans le secteur, les représentants de grandes institutions de micro finance tel qu’Akleda la cambodgienne, Enda la tunisienne, Accion l’américaine ou Basix l’indienne, mais aussi une vingtaine de banquiers centraux et les français Maria Nowak (ADIE), Jacques Attali (PlanetFinace) ou Dov Zerah (directeur Général de l’AFD). Les grands acteurs mondiaux de la régulation, du conseil et du financement y avait également envoyé leurs représentants. Au total une quarantaine d’intervenants pour un panorama très complet du sujet. Babyloan, seconde plateforme mondiale de microcrédit solidaire, en était aussi…

Les échanges de la journée ainsi que les travaux préparatoires ont rappelé le rôle social essentiel de la microfinance autant que ses énormes potentialités. Trois défis majeurs ont été dressés pour les acteurs de terrain et les régulateurs: le défi de la stabilité financière du secteur, celui de l’accès aux ressources,  notamment   locales, afin d’assurer son développement ainsi que le défi du nécessaire équilibre entre l’inclusion financière et sociale.

Les travaux du colloque ont donné lieu à la rédaction d’une vingtaine de propositions concrètes qui seront remises aux délégations du G20 et du B20 afin qu’elles puissent faire partie intégrante, espérons-le, des travaux de nos chefs d’Etat lors du sommet de Cannes, en novembre prochain.

Car s’il est bien un message que nous retiendrons de cette journée c’est celui d’une finance sociale, directe et efficiente qui n’a rien à envier à la finance traditionnelle dont nous avons subi les abus ces dernières années. Le professeur Yunus lui-même incarne assez bien la pensée de tous les acteurs du développement, « aujourd’hui, la micro finance est un outil à la marge de la finance mondiale, pourquoi ne deviendrait-elle pas la référence de la finance en ce qu’elle a d’humaniste, la finance est devenue une industrie au service d’elle-même alors que la micro finance est un outil au service de homme » rien à ajouter, tout y est dit !

Photos : Eric Couderc.

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1 Commentaire

  • Répondre Offre de stage Microfinance | AlloProd 13 janvier 2014 à 19 h 59 min

    […] Le microcrédit et la microfinance s’invitent au G20. La microfinance au Nicaragua suite aux élections présidentielles La microfinance au Vietnam VN:F [1.9.22_1171]Note : 0.0/5 (0 votes) […]

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