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Le PIB à côté de l’essentiel….

Quelques semaines après la publication du rapport Stiglitz sur le Bonheur Intérieur Brut, Babyloan s’exprime en reprenant l’article publié sur le figaro.fr…

« Le PIB mesure à peu près tout sauf ce qui rend la vie digne d’être vécue » disait JFK. Il faisait référence au bonheur ou dirons-nous moins philosophiquement, au bien-être.

Personnellement, je n’ai jamais jaugé de la bonne santé de mon pays, la France, par rapport à son PIB. D’ailleurs, je n’ai aucune idée de sa valeur, trop abstraite pour ma petite personne et j’aurais perdu à une telle question « Trivial Pursuit »… même avec des propositions de réponses. Je n’ai donc pas attendu le rapport Stiglitz pour mettre à l’honneur le bien-être des hommes comme critère fondamental de la santé d’un pays. Cela m’a valu plusieurs accrochages avec mes pairs, et particulièrement mon cher et tendre époux, qui a tendance à beaucoup plus appuyer son argumentation que moi sur des faits, des données chiffrées, du concret quoi. Je me retrouvais donc souvent coincée à devoir jouer la carte du sentimentalisme pour avoir raison ou du moins le faire avouer que je n’avais pas complètement tort…d’un certain point de vue.

Le « Bonheur Intérieur Brut » comme indicateur de santé d’une nation

Le rapport Stiglitz présente alors l’énorme avantage pour moi de légitimer ce fameux certain point de vue en lançant le débat sur la pertinence des indicateurs de croissance utilisés aujourd’hui. En effet, le rapport préconise de prendre en compte des critères qui se rapprochaient des miens…réunis dans ce que je pourrais appeler « l’échelle du coeur » (je vous avais dit que j’étais une inconditionnelle romantique). Encore mieux, les diverses publications ou émissions de radio autour de ce rapport m’ont permis d’apprendre qu’une nation (rien que ça) partageait mon point de vue et avait même formalisé une véritable échelle (scientifiquement éprouvée) de mesure du « Bonheur Intérieur Brut »…Il s’agit du Bhoutan.

L’indice, des plus sérieux et faisant l’objet de calculs scientifiques tirés de sondages réguliers auprès de la population, se base sur 4 facteurs:
– la croissance et le développement économique
– la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise
– la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable
– la bonne gouvernance responsable


J’ai vôté pour la liste « Le Bonheur Intérieur Brut » aux Européennes et j’ai été déçue (mais pas trop surprise) de voir qu’ils avaient fait moins de 1%. Aujourd’hui, je me console en me disant qu’il existe un pays où mes idées seraient valorisées…Car, à la maison, j’ai bien peur que l’existence de cette réalité bien concrète au Bhoutan ne convainque pas mon fumeur de mari étant donné qu’une des premières applications de la politique du BIB au Bhoutan fut l’interdication de la commercialisation du tabac.

Reste une vraie question : l’application du BIB est-elle possible en France?
Il se trouve que le cas français est en effet un peu particulier. Dans le cadre de l’étude du Monde 2, notre pays a été élu le pays où l’on vivait le mieux, c’est-à dire que la France est le pays où les étrangers aimeraient s’installer…pourtant quand on nous interroge, nos réponses classent notre pays dans le palmarès du bien-être à la … 62ème place! N’y voyez là aucune allusion à notre sport national, à savoir la complaignite aigüe. Non ce n’est pas vrai, le Français n’est pas « jamais content ».

Aurélie Duthoit

Voir aussi Indicateurs économiques de la richesse : aller au delà du PIB par Solidaires du Monde

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