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L’ESS s’invite dans la campagne présidentielle


Mercredi, les représentants des différents candidats aux élections présidentielles étaient invités à débattre sur les enjeux de l’économie sociale et solidaire (ESS) et de la solidarité internationale lors du prochain quinquennat.

L’évènement organisé par Convergences 2015 en partenariat avec Le Monde se déroulait à la Bellevilloise en présence de :
•    Pierre Albertini, Ancien député-maire de Rouen, Membre du pôle culture, histoire, valeurs de la République de l’équipe de campagne de François Bayrou
•    Martine Billard, Députée de la 1ère circonscription de Paris, Co-présidente du Parti de Gauche
•    Henri Guaino, Conseiller spécial du Président de la République
•    Jean-Marie Le Guen, Député, Adjoint au Maire de Paris, Responsable de la santé au sein de l’équipe de campagne de François Hollande
•    Jean-Philippe Magnen, Vice-président EELV du Conseil Régional des Pays de la Loire
Et modéré par Erik Izraelewicz, Directeur du journal Le Monde.

Le bilan est plutôt rassurant puisque tous se sont accordés à dire qu’un effort devait être fait pour favoriser la reconnaissance et le développement du secteur de l’ESS en France. En effet, l’ESS favorise les circuits courts, la création d’emploi, elle permet de sortir des marchés financiers et mise sur l’économie réelle. Aujourd’hui, l’économie sociale et solidaire représente 10% des emplois créés en France, et 8% du PIB.

Or, le secteur va bientôt rencontrer un problème de renouvellement, il faut donc tendre la main aux jeunes générations et mettre en avant l’ESS via la mutualisation des moyens entre les différents acteurs, des fonds régionaux et nationaux dédiés notamment en ce qui concerne l’innovation sociale, une réforme de l’éducation pour y intégrer la sensibilisation à ces thématiques, etc.

Côté solidarité internationale, les avis étaient plus mitigés. Il a été reproché un décalage entre l’aide publique française – représentant 0,5% du PIB – et les engagements pris d’atteindre les 0,7% ; ainsi qu’un relatif abandon du don pour le prêt. Cependant, il faut reconnaître que si l’aide publique par le don ne doit pas disparaître, le prêt permet un effet de levier considérable. L’accent a également été mis sur la nécessaire transparence des circuits de l’aide publique pour s’assurer qu’elle serve les populations des pays en développement plutôt que leur gouvernement. La microfinance a également été citée comme l’un des outils de développement à fortement considérer lorsque l’on parle de solidarité internationale.

Pour conclure, le débat, bien que peu innovant en termes de solutions nouvelles, était intéressant et il est rassurant de voir que l’ESS et la solidarité sont pour ce quinquennat à l’ordre du jour !

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