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Trois femmes, trois histoires, trois projets à financer à Managua, Nicaragua – partie 1

Voici la première partie du récit de Sen Rey, notre volontaire au Nicaragua, qui nous raconte son expérience à Managua et sa rencontre avec 3 micro-entrepreneuses.

Deuxième partie, Troisième partie

Maria Elena, Fatima et Luz Marina ne se connaissent pas. Pourtant, elles habitent toutes les trois à Managua et ont un rêve commun: celui de devenir des femmes indépendantes avec le désir de développer leur propre commerce afin de subvenir aux besoins de leur famille. Mères célibataires, elles tiennent chacune une épicerie – communément appelée pulpería – dans différents quartiers de Managua. C’est en sillonnant la capitale à moto, en compagnie de Miguel, l’agent de crédit, que je suis venue à leur rencontre.

Pour un voyageur de passage, Managua est une ville qui impressionne de par son étendue. La capitale du Nicaragua apparaît, en effet, comme un vaste village dans lequel on pourrait s’y perdre facilement, composée de bidonvilles juxtaposés à des résidences de maisons modernes. Des maisonnettes de toits en tôle à perte de vue… C’est que, depuis le tremblement de terre de 1972, subsistent peu de bâtiments et d’édifices en hauteur. Abritant plus de deux millions d’habitants, la différence existante entre classes sociales est palpable. La ville n’a pas vraiment de centre, mise à part une grande artère, la carretera Masaya, le long de laquelle se profilent les principaux centres commerciaux et où les classes aisées fréquentent les bars et restaurants branchés de la capitale. Il reste que plus de 46% de la population vit sous le  seuil de pauvreté, et la majorité d’entre-elle travaille dans l’économie informelle. Tel est le cas des trois clientes d’Afodenic chez qui nous partons en visite.

L’épicerie de Maria Elena

Maria Elena est la première à nous accueillirdans le patio modestement arrangé de son épicerie. Trois de ses enfants y sont présents, ainsi que son collaborateur de travail. Les deux aînés travaillent en dehors. L’ambiance y est détendu et bon enfant. Maria Elena a déjà bénéficié d’un premier prêt avec Afodenic et Babyloan, ce qui lui a permis d’acheter de nouveaux produits et d’améliorer son commerce.

Il est vrai qu’en diversifiant le choix de ses produits, elle a pu attirer de nouveaux clients et engranger des bénéfices. Pour l’instant, un deuxième emprunt est en cours pour lequel elle demande le soutien de Babyloan. Plus tard, son projet serait d’acheter un terrain et d’y construire une grande maison pour ses enfants.

Miguel, qui a suivi le projet de ces femmes dès leur début chez Afodenic, me fait remarquer le changement qui s’est opéré au fil du temps grâce au microcrédit. Partant de la vente de quelques produits basiques, elles ont pu étendre la gamme de leurs petites offres, ce qui leur a valu de répondre à la demande des habitants de leur quartier et en conséquence, d’attirer une clientèle plus large. Aujourd’hui, leurs commerces se sont agrandis, permettant ainsi une augmentation de leurs gains et de leurs revenues.

Retrouvez dès la semaine prochaine la suite des rencontres de Sen-Rei sur notre blog

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1 Commentaire

  • Répondre Estelle 2 août 2013 à 10 h 32 min

    C’est avec ce type d’initiative qu’il est possible de développer des véritables activités économiques au Nicaragua. Le micro-financement tel qu’il est montré ici permet véritablement de développer des projets humains pour des individus qui ont des rêves. L’épicerie de Maria Elena est un premier pas pour elle.

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