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Croissance soutenue et patience pour sortir de la pauvreté au Nicaragua

Le FUNIDES, fondation nicaraguayenne pour le développement économique et social a publié une nouvelle étude présentant les perspectives de développement du pays.

Alors qu’aujourd’hui 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté (moins de deux dollars par jour) au Nicaragua, il faudrait à priori attendre 10 ans en assurant un taux de croissance de 6% pour que ce chiffre soit divisé par deux. L’extrême pauvreté (moins d’un dollar par jour) touche quant à elle 15% de la population, ce sont 25 ans de croissance qui seraient nécessaire pour sortir de cette situation.

Personnes collectant des ordures à la Chureca, la plus grande déchetterie d’Amérique du sud située au Nicaragua et où de nombreuses personnes vivent. © END

Par ailleurs, le Nicaragua présente le panier de biens et services le plus cher de la région et ses salaires sont également les plus bas, ce qui rend la situation d’autant plus difficile pour la population. Selon une étude de la FAO, 19% de la population souffre de malnutrition.
Bien que le pays alimente toute l’Amérique centrale par ses produits agricoles aux prix attractifs, il faudrait néanmoins que le secteur améliore sa productivité afin de pouvoir augmenter le volume de production et mieux rémunérer les travailleurs. Cependant, pour réaliser cette amélioration, le pays a besoin d’investissements, mais son fort indice d’insécurité effraie les investisseurs (8 morts violentes par jour selon les statistiques nationales et classé 134ème sur 183 pays au niveau de l’indice de la perception de la transparence). Pour dépasser cette situation, le gouvernement devrait concentrer tous ses efforts pour améliorer l’image de son pays.
Dans un contexte comme celui-ci, la microfinance est une solution efficace pour accompagner la croissance. En permettant à des individus de créer leur propre activité économique ou en leur donnant les moyens de la développer, les babyloniens leur donnent l’opportunité d’améliorer leurs conditions de vie.
Fortement impacté par la crise du No Pago, le secteur de la microfinance nicaraguayen repart (chute du 9% du nombre de bénéficiaires en 2010 et ralentissement en 2011 avec une diminution de 5%) . Alors que le taux d’impayés a diminué entre 2010 et 2011, le gouvernement travaille sur un accord avec la Banque Interaméricaine de Développement pour offrir aux institutions de microfinance liquidités et stabilité .

Si vous souhaitez apporter votre contribution ; n’hésitez pas à soutenir des microentrepreneurs nicaraguayens en aidant:

Wilfredo à développer son épicerie

Wilfredo dans son épicerie

Carlos à poursuivre son activité de vente de jantes

Carlos José dans sa boutique

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