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Entretien avec Louis-Émile Ndione, coordinateur à la MEC FADEC

Présent à la MEC FADEC depuis 2012, Louis-Émile, coordinateur de son état, a eu l’amabilité de répondre à nos questions et de d’évoquer son engagement en faveur de la microfinance.

louis-emile-coordinateur

Bonjour Louis-Émile, pouvez-vous nous raconter ce qui vous a convaincu dans la microfinance ?

louis-emile-coordinateur-1Au début, lors de mon premier passage à la FADEC (en 2012), ma première préoccupation était juste de trouver un stage professionnel pour les besoins de mes études. La FADEC m’offrit cette possibilité avec un stage en informatique, uniquement orienté dans leur service informatique. C’est lors de mon deuxième stage que le déclic s’est produit. J’ai eu la chance de travailler pendant cinq mois avec l’agent de crédit de l’agence de Kébémer, ce qui m’a permis de découvrir le milieu de la micro-finance. Nous étions constamment sur le terrain, à la rencontre des clients, au cœur du milieu paysan. Vous savez, quand on limite nos activités au sein de la capitale sénégalaise, on ne se rend pas compte de la réalité qu’endure la population rurale, et en particulier les femmes qui travaillent tous les 12 mois de l’année pour améliorer, tant soit peu, leurs conditions de vie. Entre le maraîchage, l’agriculture, l’élevage et le petit commerce, ces braves femmes, malgré leurs moyens financiers très réduits, s’activent ardemment dans leurs activités. La nécessité d’aider ces femmes, notamment dans la finance, est un enjeu social. J’y ai trouvé une vocation, j’y ai trouvé ma vocation : aider ces femmes en travaillant avec l’équipe de la FADEC en leur trouvant un appui financier, en leur offrant des conseils de production, de vente et de gestion de leur activité, s’engager pour le développement d’une finance communautaire.

Qu’est-ce qui vous fait croire en ce projet en particulier ?

En allant sur le terrain, j’ai vu la bravoure de ces hommes et femmes qui maÏtrisent leur activité. Leur seul point d’ombre est qu’ils ne disposent pas d’assez de ressources financières pour développer comme il se doit leur activité. La MEC FADEC Njambur à elle seule ne dispose pas d’assez d’arguments pour satisfaire la forte demande de sa clientèle.
Le projet Babyloan vient donc à point afin d’apporter ce surplus financier et agrandir, non seulement le nombre de clients à financer, mais aussi le montant des crédits à octroyer.

Depuis votre arrivée, quelles sont plus grandes fiertés ?

mec-fadec-imfLa réussite de la phase test d’un nouveau produit de crédit : Warrantage.
Parti du constat que la majeure partie des agriculteurs étaient obligés de vendre leur production juste après la récolte, où les prix sont les plus bas, afin de rembourser leur prêt et s’acquitter de leurs charges dans l’immédiat. Ils vendent également leur production pour pallier au phénomène de perte de récoltes, dû à la conservation inadéquate de leur produits. La MEC FADEC a mis en place le Warrantage qui consiste à octroyer un second prêt au client qui stocke sa production au niveau des dépôts. Le prêt accordé permet ainsi au client de rembourser son prêt, survenir à ses besoins. Une fois que le prix de sa production atteint un montant raisonnable, l’organisation paysanne écoule la production sur le marché, solde le prêt du client et lui reverse (ou épargne) le surplus de la vente, selon le besoin du client.

Quelles sont vos ambitions concernant notre partenariat ?

Je souhaite que les investisseurs soutiennent vraiment les clients, et en particulier les femmes, via ce partenariat avec Babyloan. Un appui, c’est tout ce qui reste à ces femmes fortes. Des ressources financières suffisantes et à temps, permettraient à ces hommes et femmes de développer leurs activités, accroître considérablement leurs revenus, et améliorer leurs conditions de vie.

Un grand merci à Louis-Émile de s’être prêté au jeu !

Retrouver tous les projets de la Mec Fadec Njambur sur Babyloan !

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