Nos partenaires sur le terrain

Etre agricultrice au Vietnam

Thu, Chiem et Mai habitent en pleine campagne dans la province de Hanoï. Ces trois agricultrices vietnamiennes sont parentes, mais ce n’est pas le seul lien qui unit ces voisines : notre partenaire terrain (Seda) leur accorde des microcrédits depuis plusieurs années. Elles font pousser choux, concombres, carottes, qu’elles revendent au détail sur le marché ou en gros. Leurs légumes sont plébiscités par leurs clients comme étant les meilleurs du coin, et une telle réputation de qualité ne s’acquiert pas sans effort, physique évidemment, mais aussi financier !

Thu et Ms Ha, manager chez Seda

Thu rembourse actuellement son 5ème prêt, d’un montant de 350€. Grâce à cet argent, elle peut cultiver de plus en plus de légumes, et élever 2 cochons. Avant cela, cette jeune maman de 3 enfants recevait un maigre salaire d’ouvrière. Elle affirme que le microcrédit a un impact très positif sur la vie de sa famille, car la procédure pour obtenir un crédit auprès d’une banque commerciale est beaucoup trop complexe et sélective et elle n’aurait jamais pu obtenir d’argent par ce biais là. D’autant qu’une banque commerciale n’offre pas la flexibilité du microcrédit en matière d’échelonnement des remboursements.

Outre le gain financier, être son propre patron lui permet notamment de voir davantage ses enfants, puisqu’elle peut déjeuner chez elle avec eux lorsqu’ils rentrent de l’école à vélo. Elle a également décidé de placer chaque semaine une partie de son revenu sur un compte épargne chez Seda, au cas où elle doive faire face à un évènement inattendu. Son mari est maçon, et leur revenu cumulé leur permet d’offrir à leurs enfants une bonne éducation ainsi qu’un foyer confortable. Dong, l’aînée, parle bien anglais et lorsqu’elle me dit qu’elle rêve de devenir professeur, les yeux de sa maman brillent de fierté !

Sa cousine, Chiem, que vous avez soutenu, est aujourd’hui âgée de 54 ans. Elle vit dans une maison toute proche avec son mari et ses 2 fils ouvriers, sa fille aînée a quitté le domicile de ses parents lorsqu’elle s’est mariée. Chiem vient de vendre ses 3 cochons, et elle utilise l’argent du micro-prêt qu’elle a reçu pour acheter des outils qui lui permettent de cultiver ses légumes.

Chiem, devant chez elle

Elle a rejoint Seda il y a 3 ans, et apprécie particulièrement cette forme de prêt tout à fait adaptée à de petits revenus irréguliers comme les siens, qui dépendent du climat et de sa récolte. Comme elle paye ses fournisseurs à crédit, elle fait preuve d’une gestion infaillible de ses recettes et de ses dépenses : elle n’a jamais rencontré de problème pour rembourser Seda. Elle accorde également une grande importance au partage d’expérience entre clients qui a lieu lors des réunions de groupe trimestrielles. Les revenus supplémentaires résultant de ces investissements dans son activité lui ont permis d’apporter de petites améliorations à son quotidien : acheter des meubles pour sa maison, dont le confort reste très sommaire car elle besoin de davantage d’argent pour finir de payer les travaux qu’elle a engagés il y a 3 ans. Etre agricultrice n’est pas une vie facile, et elle souhaite de tout son cœur que ses enfants aient un travail correct qui leur apporte des revenus stables. Chiem conclut la visite sur ces propos : « J’aimerais que toutes les familles des environs aient accès à ce programme de microcrédit, et qu’il ne disparaisse pas tant que la pauvreté n’est pas éradiquée ».

Mai vit un peu plus loin dans sa toute nouvelle maison, l’une des plus confortable du petit hameau. Elle est maman de 4 enfants, dont l’aînée étudie la comptabilité à l’université. Le couple fait aussi pousser des légumes, mais il ne s’agit que d’une activité complémentaire de leur occupation principale : l’élevage. Ils ont vendu leurs cochons, afin d’agrandir leur élevage de poulets, que leurs acheteurs viennent ensuite choisir sur place. Lorsqu’elle a obtenu son premier microprêt il y a 5 ans, elle a investi cet argent dans la culture du seul légume qu’elle produisait à l’époque, et les prof, et le profit réalisé lui a permis de se diversifier et de faire pousser haricots, choux, et  de pastèques. Avec l’argent du microcrédit accordé par Seda, elle doit faire des travaux dans son poulailler afin d’accueillir 100 poulets. Elle gagne environ 5€ par poulet vendu. L’augmentation de ses revenus lui permet de payer les frais liés à l’éducation de ses enfants et de leur acheter des livres, poste de dépenses qui représente 40% du budget total de sa famille. Mais elle rêve d’un futur brillant pour eux, et ce rêve n’a pas de prix !!!

Avec l’argent du microcrédit que lui a accordé Seda, Mai veut rénover le poulailler attenant à sa maison pour y élever une centaine de poulets

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