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[Etude] Le microcrédit réduit la pauvreté

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Le microcrédit réduit la pauvreté. C’est la conclusion d’une étude menée par deux chercheurs de la Banque mondiale, qui se sont penchés sur les effets du microcrédit au Bangladesh, pays qui a vu naître ce mode de financement alternatif à la fin des années 1970 avec la Grameen Bank, ou « banque des villages ».

Au Bangladesh, le secteur du microcrédit ne cesse de croître. Les Institutions de microfinance comptent aujourd’hui 30 millions de membres et déboursent près de deux milliards de dollars chaque année. Face à une telle croissance, il est important de pouvoir en mesurer les effets. Si les différentes études qui ont été réalisées par le passé affichent des résultats mitigés, ces deux chercheurs de la Banque mondiale sont partis du principe qu’il fallait une certaine durée minimale d’adhésion à un programme de microcrédit avant de pouvoir observer une amélioration des conditions de vie. Leur étude se base sur les réponses de plus de 1 500 ménages issus de 87 villages bangladais, qui ont été interrogés trois fois sur une période de 20 ans.

Selon les résultats obtenus, les programmes de crédit en groupe ont des effets positifs significatifs sur le bien-être des ménages, en particulier sur la consommation et les biens non fonciers.

Plus généralement, « la microfinance – [les chercheurs considèrent aussi les services d’épargne dans leur étude] – augmente les revenus et les dépenses, l’offre de travail […], les actifs non fonciers, le patrimoine net, ainsi que l’éducation des garçons et des filles. »

Autre conclusion de l’étude, les crédits accordés aux femmes ont plus d’impact sur le ménage que ceux accordés aux hommes. Par exemple, une augmentation de 10 % des crédits aux femmes permet une hausse de 8 % de la scolarisation des garçons et des filles et une baisse de 5 % de l’extrême pauvreté, alors que la même augmentation pour les hommes n’a pas d’impact significatif sur la scolarisation des enfants, ni sur le niveau de pauvreté.

© Babyloan

© Babyloan

Les résultats indiquent par ailleurs que le microcrédit a un effet dynamique : les crédits accordés par le passé ont ainsi un plus grand impact sur le revenu et les dépenses des ménages que les crédits en cours.

Si les conclusions de cette étude ne peuvent être généralisées à l’ensemble des pratiques du microcrédit dans le monde, elle est l’une des premières à avoir des conclusions aussi tranchées.

Source : Dynamic Effects of Microcredit in Bangladesh

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1 Commentaire

  • Répondre Nadine CLEMENT 13 mai 2014 à 20 h 22 min

    Très heureuse de lire les résultats de cette étude ; cela conforte mon choix de toujours préférer aider à financer le projet d’une femme.

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