Nos partenaires sur le terrain

Fin de mission d’Henri, volontaire chez notre partenaire Gata Daku aux Philippines

Henri a passé cinq mois en tant que volontaire chez l’un de nos partenaires terrains, Gata Daku aux Philippines, et nous raconte son expérience :

Près de 5 mois après mon arrivée, ma mission au sein de Gata Daku prend fin. Je suis partagé entre le plaisir d’avoir vécu cette expérience que je vais détailler, et la tristesse de quitter des amis, des collègues, des voisins rencontrés quotidiennement, des commerçants chez qui j’avais pris mes habitudes, une ville, et un pays, les Philippines.

L’adaptation dans cet environnement s’est faite très rapidement, et très facilement. Il ne pouvait pas en être autrement. La réputation des Philippins n’est plus à faire, la chaleur et la délicatesse vis-à-vis des étrangers, touristes, volontaires, ou expatriés est exprimée dans tous les endroits que j’ai eu l’occasion de visiter. Un bémol tout de même pour la ville de Manille, capitale qui ne représente pas son pays, une mégalopole où la pauvreté, la prostitution et la drogue sont présentes dans chaque rue, et où les mésaventures de touristes sont (très) fréquentes.

A Clarin, où se situe Gata Daku, l’institution innerve toute l’activité économique. Les prêts sont accordés aux particuliers, et à des entreprises aussi diverses que des épiceries, des exploitations agricoles (riz, noix de coco, bananes…),  des mécaniciens, ou des restaurants. Les prêts se décomposent en trois types : les fast loans (d’une durée de 2 mois), les lending Loans (d’une durée de 3 mois), et les Rediscounting Loans (modulables en fonction du profil du client : au maximum, d’une durée d’un an et d’un montant de 40000 euros). Les taux d’intérêts sont dégressifs en fonction de l’ancienneté du client. Les nouveaux clients doivent également prendre une participation au capital de la coopérative, qui leur verse une contribution chaque fin d’année en fonction des résultats financiers de Gata Daku. Enfin, il leur est demandé d’épargner une partie de leur argent pour sécuriser leurs finances (rémunérée 1,5% par trimestre).

La coopérative a parcouru un long chemin depuis sa création dans le quartier de Gata Daku (d’où son nom), il y a 20 ans. Elle a déménagé au début des années 2000 pour avoir un emplacement central. Actuellement, un nouveau bâtiment est en construction juste en face des bureaux. Le rez-de-chaussée et le premier étage sont déjà terminés. Nous profitons du « restaurant » qui s’y trouve pour déjeuner et diner, comme de nombreux habitants du quartier.  Je regrette toutefois le temps où chacun achetait de quoi manger avant de le poser sur une table pour partager nos trouvailles. Dans ce bâtiment, on trouve également du matériel de fitness, ainsi que des chambres au premier étage. Gata Daku accueille régulièrement des visiteurs, venant de l’étranger, de cabinets d’audit, de conseil, ou d’autres institutions de microfinance, pour qui ces chambres sont très utiles.

J’ai apprécié cette expérience, cette découverte de la microfinance et de son impact concret sur la vie de nombreux philippins. J’ai apprécié travailler au sein d’une entreprise qu’on serait tenté d’appeler une « grande famille ». Les employés ont d’ailleurs l’habitude de passer dans les locaux durant leurs jours de congés, souvent accompagnés de leurs enfants, pour déjeuner, boire un café, ou juste pour bavarder quelques minutes.  Ma seule déception durant ces quelques mois pourrait venir de leur préférence pour le basketball vis-à-vis du football, mais la pratique de ce sport par les plus jeunes de la ville me donne plein d’espoir et d’autant plus de motivation pour peut-être, revenir un jour !

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