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La microfinance au Nicaragua suite aux élections présidentielles

Des élections présidentielles et législatives se sont déroulées au Nicaragua le 6 novembre 2011, pays dans lequel travaille notre IMF partenaire AFODENIC. Nous suivons donc de près ce processus électoral se déroulant dans un contexte politique jugé critique pour la microfinance dans ce pays.

Les élections se sont déroulées dans un climat tendu avec certaines irrégularités soulignées par les observateurs de l’Union européenne, et ont pour résultat la solide réélection de Daniel Ortega confirmée dès le 1er tour avec 62 % des voix. Celui-ci jouit en effet d’une grande popularité auprès des nicaraguayens qui ont bénéficié de nombreux programmes sociaux depuis 2006. Les candidats de l’opposition F. Gadea et A. Aleman ont contesté cette réélection. La candidature de Daniel Ortega à ces nouvelles élections a également fait l’objet de lourdes controverses, dans la mesure où elle n’était pas autorisée par la Constitution du pays qui interdit les mandats consécutifs.

En 2006, le parti sandiniste d’extrême gauche de Daniel Ortega avait remporté les élections présidentielles ce qui marquait un grand tournant dans l’histoire politique du pays, longtemps resté sous influence des Etats-Unis. Dès lors, le Nicaragua s’est rapproché du Vénezuela de H. Chavez ainsi que de Cuba et a perdu le soutien de certains bailleurs occidentaux exigeant une meilleure gouvernance et un plus grand respect des libertés fondamentales.

Après ces nouvelles élections, le contexte de la microfinance au Nicaragua reste également très risqué avec le mouvement des endettés du « No Pago » soutenu et même encouragé par Daniel Ortega au départ. Celui-ci regroupe des clients d’IMF qui refusent depuis 2008 de payer leurs dettes aux Institutions de Microfinance, suite à un appel du président, leur disant de ne plus rembourser leurs micro-crédits.

Notre IMF partenaire Afodenic a été touchée par cette vague de non remboursement et c’est peu après ces évènements que Babyloan a décidé de les soutenir pour contrer la tendance des autres bailleurs fuyant le Nicaragua. L’IMF a finalement réussi à retrouver la confiance de la majorité de ses micro-entrepreneurs mais doit encore faire des efforts pour réduire son portefeuille à risque. Nous restons également très vigilants sur les décisions du président du pays ayant trait au secteur de la microfinance, et nous maintenons une relation étroite avec le directeur d’Afodenic et son équipe.

Vous pouvez soutenir sur notre site babyloan.org des micro-entrepreneurs nicaraguayens comme Georgina ou Jeeril.

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