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Les “peintures naïves” de la famille Toaquiza

La famille Toaquiza vit dans le sud de Quito, à Cutuglagua, dans un quartier pauvre dépourvu de  services basiques. Avant de s’installer à Quito il y a 16 ans, la famille Toaquiza vivait à Tigua.

A Tigua vivent plusieurs communautés agricoles, installées dans la province du Cotopaxi, située entre le volcan Cotopaxi (volcan actif le plus haut du monde) et la lagune du cratère de Quilotoa.  Ce lieu est le berceau de la peinture indigène Quichua, connue en Equateur ainsi qu’à l’échelle internationale.

Cet art est souvent décrit comme “naïf” (peinture ingénue) pour ses scènes détaillées de la culture indigène. En effet, les peintures représentent la vie des communautés Quichuas: les paysages, les hommes cultivant la terre, les femmes filant et tissant la laine, les moutons pâturant dans les champs,  mais également les foires, mythes et légendes indigènes. On peut, presque toujours, apercevoir à l’horizon le Cotopaxi, et dans les airs le fragile colibri ou un condor, oiseau symbole de l’Equateur en voie de disparition.

Dans la famille Toaquiza, la passion pour la peinture se transmet de génération en génération. Edgar, 27 ans et 2ème fils de cette grande famille, a appris à peindre avec son père, Juan Francisco, qui lui a appris avec son oncle. Edgar peint depuis qu’il a 11 ans. Ce ne fut pas toujours facile pour lui mais il s’est perfectionné jour après jour, étudiant en même temps l’informatique au Centre Equatorien de formation professionnelle.  Aujourd’hui il vit de ses peintures, comme son père. Pour développer et promouvoir leur art, ils ont créé une association, avec l’aide de 18 autres peintres quichuas de Tigua, nommée “Association artisanale de production artistique de la culture indigène de Tigua, Cotopaxi”.

Grâce à cette initiative, ils reçoivent des invitations pour des foires ou des expositions, ce qui leur permet de vendre leurs peintures.

Interview d’Edgar lors d’une exposition

Mais, pour ces artistes, l’objectif principal de l’association est de promouvoir la culture indigène à travers l’artisanat représentatif de l’histoire de Tigua, et ainsi encourager le tourisme en Equateur.  Edgar projette de voyager en Europe en 2011, afin de faire connaître un peu plus son art. Les peintures, chargées de détails, de rêves et d’ambition, sont aussi pour les peintres des albums de souvenirs pour que les générations équatoriennes futures découvrent la culture de leurs ancêtres.

Edgar et son père tirent leur inspiration de leurs voyages en Equateur, de leurs séjours à Tigua où ils ont de la famille, mais aussi de leurs recherches et nombreuses lectures. L’artisanat est la raison de vivre de la famille Toaquiza Chugchilán. Le père et le fils peignent;  la mère, Mercedes, brode des napperons et des sacs où elle recrée la vie quotidienne des quichuas…

Juan Francisco et Edgar ont reçu un micro crédit de CEPESIU afin d’acheter du matériel (peau de mouton, cuir, bois, pinceaux, brosses et peinture acrylique). N’hésitez pas à les financer sur Babyloan!

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Intéressés par leurs peintures? Contact: asociacionculturaloriginariadetigua@hotmail.com

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