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Palestine : portraits de Najat et Rehab

Thomas, Babyloanien, a rendu visite à Najat et Rehab dans des villages près de Ramallah en Palestine. Il nous raconte…

Quand l’ainé de ses 4 enfants a abandonné l’idée d’ouvrir une épicerie au rez de chaussée de la maison familiale, Najat s’est dit « et pourquoi pas moi ? ». Avec ses enfants devenus autonomes, elle a du temps et la volonté d’aider son mari a subvenir aux besoins de sa famille et de sa belle-mère et investit donc 400 euros des économies familiales dans l’aventure. C’est peu, et son village de Deir Janin, à 15 min de Ramallah, compte déjà plusieurs magasins d’alimentation, mais elle ne croit pas avoir le choix car les banques ne prêtent qu’à ceux qui ont un salaire.

C’est deux ans plus tard, en avril 2011 qu’elle découvre le micro-financement à la radio: une publicité de notre IMF partenaire ASALA éveille son intérêt. Un mois plus tard, elle obtient un premier prêt qu’elle investit immédiatement pour augmenter l’achalandage. Najat le sait et ASALA y croit: le secret du succès est de multiplier les produits. Elle ouvre tous les jours de 9h à 21h et salarie un de ses fils.

Ses yeux malicieux l’assurent : elle aura remboursé pour Noël 2012 comme convenu avec ASALA, sollicitera un nouveau prêt, investira dans son offre et se diversifiera en proposant des ustensiles. Et d’ajouter, rieuse: « j’aurai peut-être un supermarché un jour !? »

Thomas s’est ensuite rendu sur les hauteurs de  Kufar Malik, dans les collines, à 20 minutes de Ramallah pour rencontrer Rehab.

La maison de Rehab offre un panorama époustouflant à ses moutons, chèvres, canards et poules. La carrière de businesswoman de Rehab semble aussi inépuisable que son babil. En 2012, elle sollicitera ASALA pour un troisième prêt de 8000 dollars et achètera encore plus d’animaux dont vraisemblablement des lapins ou (soudainement gourmande) peut-être demandera-t-elle 10 000 dollars pour les investir dans un atelier de couture et des salariées, ou encore (maintenant audacieuse) pourquoi pas faire les deux?

Si Rehab se sent pousser des ailes, c’est que son affaire est lucrative : avec le revenu de son élevage de moutons, elle a pu agrandir sa maison et s’acheter un ordinateur. En outre, ses animaux lui fournissent du lait, des œufs, du fromages et de la viande pour améliorer l’ordinaire de sa famille ou pour les vendre. Et elle donne l’exemple : son fils s’est lancé dans l’élevage et la vente d’oiseaux !

Dire que, « avant tout cela » les 9 membres de la famille dépendaient du seul revenu de son mari chauffeur de taxi ! « Tout cela », ce sont sa détermination, la patience de son mari, mais aussi l’intervention d’ASALA, ses prêts, son suivi régulier et sa flexibilité. Car tout n’avait pas si bien commencé : Rehab a du mal à rembourser son premier prêt de 3000 dollars contracté en 2007 : avec des moutons achetés 700 dollars pièce, les investissements sont lourds et les revenus diffèrent. Qu’à cela ne tienne, notre partenaire IMF suit Rehab de très près et a confiance : ASALA étend la période de remboursement et Rehab souffle. Un deuxième prêt de 5000 dollars en 2010, pour 2 ans, vient pérenniser l’affaire. La suite est « bêle » comme un mouton…

Quand l’aine de ses 4 enfants a abandonne l’idee d’ouvrir une epicerie au rez de chaussee de la maison familiale, Najat s’est dit « et pourquoi pas moi? ». Avec des aines devenus autonomes, elle a du temps et la volonte d’aider son mari a subvenir aux besoins de la famille et de la belle-mere et investit donc 400 euros des economies familiales dans l’aventure. C’est peu, et son village de Deir Janin, a 15min de Ramallah, compte deja plusieurs magasins d’alimentation, mais elle ne croit pas avoir le choix car les banques ne pretent qu’a ceux qui ont un salaire.

C’est deux ans plus tard, en avril 2011 qu’elle decouvre le micro-financement a la radio: une publicite de notre IMF partenaire ASALA eveille son interet. Un mois plus tard, elle obtient un premier pret qu’elle investit immediatement pour augmenter l’achalandage. Najat le sait et ASALA y croit: le secret du succes est de multiplier les produits. Elle ouvre tous les jours de 9h a 21h et salarie un de ses fils.


Ses yeux malicieux l’assurent: elle aura rembourse pour Noel 2012 comme convenu avec ASALA, sollicitera un nouveau pret, investira dans son offre et se diversifiera en proposant des ustensiles. Et d’ajouter, rieuse: « j’aurai peut-etre un supermarche un jour!? »

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