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Gata Daku

Nos partenaires sur le terrain

Fin de mission d’Henri, volontaire chez notre partenaire Gata Daku aux Philippines

Henri a passé cinq mois en tant que volontaire chez l’un de nos partenaires terrains, Gata Daku aux Philippines, et nous raconte son expérience :

Près de 5 mois après mon arrivée, ma mission au sein de Gata Daku prend fin. Je suis partagé entre le plaisir d’avoir vécu cette expérience que je vais détailler, et la tristesse de quitter des amis, des collègues, des voisins rencontrés quotidiennement, des commerçants chez qui j’avais pris mes habitudes, une ville, et un pays, les Philippines.

L’adaptation dans cet environnement s’est faite très rapidement, et très facilement. Il ne pouvait pas en être autrement. La réputation des Philippins n’est plus à faire, la chaleur et la délicatesse vis-à-vis des étrangers, touristes, volontaires, ou expatriés est exprimée dans tous les endroits que j’ai eu l’occasion de visiter. Un bémol tout de même pour la ville de Manille, capitale qui ne représente pas son pays, une mégalopole où la pauvreté, la prostitution et la drogue sont présentes dans chaque rue, et où les mésaventures de touristes sont (très) fréquentes.

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Nos partenaires sur le terrain

Rencontre avec Leonisa, entrepreneuse aux Philippines

Leonisa Doyok devant son restaurant

Nous faisons aujourd’hui la rencontre de Leonisa Doyok, 44 ans, qui possède un petit restaurant à Clarin. J’ai l’habitude de venir chez elle pour profiter des ses plats variés et savoureux. Les employés de Gata Daku la connaissent bien également. Elle leur accorde d’ailleurs une ristourne de 10% sur l’addition, pour ceux qui acceptent de s’aventurer à plusieurs centaines de mètres des locaux durant la pause déjeuner.

Au départ, Leonisa était employée dans une restauration rapide voisine. Elle décide de lancer sa propre affaire en 2008 : elle proposera des plats locaux, à consommer sur place ou à emporter. Pour se financer, elle se tourne vers Gata Daku. Ses besoins sont de 15000 pesos, soit 300€. Gata Daku lui accorde un prêt, qu’elle doit rembourser sur 6 mois à raison de 50€ par mois au taux de 3% mensuel. Elle rembourse son prêt aisément, la clientèle la connaissant déjà, et elle en souscrit de nouveaux par la suite pour augmenter les capacités de son restaurant.

Sa journée de travail est longue, de 6 heures du matin à 8 heures du soir, ce qui lui permet de servir 140 repas par jour. Les clients dépensent en moyenne 35 pesos pour profiter des plats de Leonisa, soit environ 60 centimes d’euros. Elle réalise un bénéfice quotidien d’environ 1000 pesos (20€), pour un chiffre d’affaire de 5000 pesos.

Ce commerce l’aide à nourrir sa grande famille ; Leonisa a deux garçons et trois filles qui vivent tous dans le foyer familial, même si l’ainée va bientôt construire sa vie loin d’ici après avoir rencontré un australien. Elle met à profit son savoir faire culinaire pour le bonheur de ses enfants, et pour son propre plaisir ; elle affirme que cuisiner est son loisir favori.

Elle aime aussi se retrouver en se baladant dans la montagne voisine, avec sa famille, ou seule quand elle le peut. Cela lui donne le temps d’imaginer de prochains plats qu’elle préparera à ses clients, toujours plus nombreux, et toujours plus fidèles. Je fais partie des conquis.

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Henri, volontaire chez Gata Daku aux Philippines

Henri est volontaire pour notre partenaire terrain aux Philippines. Il nous livre ses impressions sur sa première semaine.

Mont Malindang vu depuis Clarin

Me voici arrivé à Clarin, petit village mitoyen de la ville d’Ozamis, situé au nord de la Province du Mindanao, et au sud des Philippines. Après 48h de voyage, et une nuit passée dans l’aéroport de Kuala Lumpur, puis une à Manille, j’atterris enfin sur la piste du charmant petit aéroport local.

Je suis accueilli par Jinky, la directrice de Gata Daku, institution de Microfinance pour laquelle je vais effectuer ma mission.  Nous effectuons une visite rapide de la ville en voiture, et je découvre les pedicabs (vélo ou moto à côté desquels sont accrochés un side car), qui illuminent les rues de toutes leurs couleurs.

Le lendemain, je suis invité à l’anniversaire de la fille de Jeanno lane (responsable d’une branche locale de Gata Daku).  Sur la table, est disposé un Lechon, qui est un cochon rôti délicieux. Autour de lui sont placés les accompagnements: riz, nouilles, carottes, et plats à base de poisson. Les invités viennent discuter naturellement avec moi.  C’est l’occasion de m’immerger avec la population, et d’apprendre quelques mots en bisaya, le dialecte local (salamat=merci, dily=non, o o=oui, e hatud ko=je dois aller à). J’arrive aussi à comprendre quelques mots grâce à l’espagnol et l’anglais dont s’inspirent beaucoup ce dialecte. Une belle première soirée qui m’emplit d’enthousiasme pour les mois à venir.

Devant Gata Daku

A partir de lundi, je découvre Gata Daku, ses locaux et ses employés. Je travaille dans un open-space dont la majorité des employés sont des femmes (je suis le seul homme à mon étage). L’ambiance est excellente, et des spécialités locales me sont apportées tous les jours sur mon bureau afin que je les goûte. Les fruits, légumes ou plats préparés ne m’ont encore jamais réservé de mauvaise surprise, je peux même aller jusqu’à dire que je me régale. Ces plats se nomment boko, pomelo, boungon, biko, capayas, des noms que ne vous disent probablement rien. J’ai moi-même quelques difficultés à associer chaque nom à son aliment, après tant de dégustations.

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