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Nos partenaires sur le terrain

Fin de mission d’Henri, volontaire chez notre partenaire Gata Daku aux Philippines

Henri a passé cinq mois en tant que volontaire chez l’un de nos partenaires terrains, Gata Daku aux Philippines, et nous raconte son expérience :

Près de 5 mois après mon arrivée, ma mission au sein de Gata Daku prend fin. Je suis partagé entre le plaisir d’avoir vécu cette expérience que je vais détailler, et la tristesse de quitter des amis, des collègues, des voisins rencontrés quotidiennement, des commerçants chez qui j’avais pris mes habitudes, une ville, et un pays, les Philippines.

L’adaptation dans cet environnement s’est faite très rapidement, et très facilement. Il ne pouvait pas en être autrement. La réputation des Philippins n’est plus à faire, la chaleur et la délicatesse vis-à-vis des étrangers, touristes, volontaires, ou expatriés est exprimée dans tous les endroits que j’ai eu l’occasion de visiter. Un bémol tout de même pour la ville de Manille, capitale qui ne représente pas son pays, une mégalopole où la pauvreté, la prostitution et la drogue sont présentes dans chaque rue, et où les mésaventures de touristes sont (très) fréquentes.

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Henri, volontaire chez Gata Daku aux Philippines

Henri est volontaire pour notre partenaire terrain aux Philippines. Il nous livre ses impressions sur sa première semaine.

Mont Malindang vu depuis Clarin

Me voici arrivé à Clarin, petit village mitoyen de la ville d’Ozamis, situé au nord de la Province du Mindanao, et au sud des Philippines. Après 48h de voyage, et une nuit passée dans l’aéroport de Kuala Lumpur, puis une à Manille, j’atterris enfin sur la piste du charmant petit aéroport local.

Je suis accueilli par Jinky, la directrice de Gata Daku, institution de Microfinance pour laquelle je vais effectuer ma mission.  Nous effectuons une visite rapide de la ville en voiture, et je découvre les pedicabs (vélo ou moto à côté desquels sont accrochés un side car), qui illuminent les rues de toutes leurs couleurs.

Le lendemain, je suis invité à l’anniversaire de la fille de Jeanno lane (responsable d’une branche locale de Gata Daku).  Sur la table, est disposé un Lechon, qui est un cochon rôti délicieux. Autour de lui sont placés les accompagnements: riz, nouilles, carottes, et plats à base de poisson. Les invités viennent discuter naturellement avec moi.  C’est l’occasion de m’immerger avec la population, et d’apprendre quelques mots en bisaya, le dialecte local (salamat=merci, dily=non, o o=oui, e hatud ko=je dois aller à). J’arrive aussi à comprendre quelques mots grâce à l’espagnol et l’anglais dont s’inspirent beaucoup ce dialecte. Une belle première soirée qui m’emplit d’enthousiasme pour les mois à venir.

Devant Gata Daku

A partir de lundi, je découvre Gata Daku, ses locaux et ses employés. Je travaille dans un open-space dont la majorité des employés sont des femmes (je suis le seul homme à mon étage). L’ambiance est excellente, et des spécialités locales me sont apportées tous les jours sur mon bureau afin que je les goûte. Les fruits, légumes ou plats préparés ne m’ont encore jamais réservé de mauvaise surprise, je peux même aller jusqu’à dire que je me régale. Ces plats se nomment boko, pomelo, boungon, biko, capayas, des noms que ne vous disent probablement rien. J’ai moi-même quelques difficultés à associer chaque nom à son aliment, après tant de dégustations.

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Hanoï ou le dépaysement à la vietnamienne

Hanoï est une ville plongée dans une effervescence permanente : bruyante, chaotique, bouillonnante, le pas et l’oreille étrangers doivent prendre le pli dès la sortie de l’aéroport. Un instant d’inattention et c’est une gigantesque vague de scooters, voitures et vélos qui déferle sur le novice dont la curiosité s’est égarée sur tel ou tel étal de bun cha, de pho bo ou de nem ran, plats traditionnels servis aux passants installés au beau milieu des trottoirs.

Trottoirs qui, d’ailleurs, n’ont pas le même usage que celui que nous leur connaissons : tantôt aire de stationnement pour les scooters, tantôt terrasse de gargote, ne comptez en aucun cas le fouler durablement l’âme paisible. Il vous faudra sans cesse contourner de multiples obstacles, ce qui revient irrémédiablement à circuler sur la rue et à vous lancer dans une sorte de danse masochiste avec les scooters venus de toutes parts.

Car ici, c’est la rue qui gouverne: règle élémentaire que j’ai apprise dès le premier jour ! Se jeter au beau milieu d’une marée de véhicules en proie à un concours de klaxons nécessite en effet de passer un cap psychologique, de se défaire de tout le bon sens inné chez un occidental face à un danger imminent. Devant l’absence de sens de circulation et le non respect délibéré des feux, toute tentative de compréhension du code de la route local est vaine : il n’y en a pas. La seule logique qui vaille, c’est la loi du plus fort (du plus gros gabarit en l’occurrence), donc si vous voulez sortir indemne de cette jungle automobile, ralentissez le pas!

L’agitation  débordante de la capitale s’est peu à peu atténuée sur la route qui conduit chez SEDA: l’institution de microfinance partenaire de Babyloan se trouve en effet à 1h de bus du centre de Hanoi, dans le district de Dong Anh, un quartier pauvre essentiellement rural, ce qui explique que nombre de micro-entrepreneurs que vous soutenez sont des agriculteurs.

L’accueil réservé par Ms Ha et l’équipe de l’agence n°2, où je passerai la plupart de mon temps au cours des 6 mois à venir, est très chaleureux, et les badges et autocollants Babyloan rencontrent un franc succès auprès du staff qui ne tarde pas à customiser classeurs, calculatrices et ordinateurs!

La suite au prochain épisode…

Ms Ha, Ms Tuyen et Phuong

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Domitila, sur les marchés de Lima

Matthieu est volontaire auprès de notre partenaire Edaprospo à Lima au Pérou. Il a rencontré Domitila, une micro-entrepreneuse qui bénéficie de prêts de la part de la communauté Babyloanienne.

« Au cours de mon séjour d’un mois dans l’agence de Los Olivos au nord de Lima, je suis allé à la rencontre de Domitila sur le marché de La Huaca, où elle travaille tous les jours. Domitila est une entrepreneuse de 46 ans, elle élève seule ses cinq enfants et elle tient ici un étal de vente de pommes de terre. On y trouve de nombreuses variétés de pommes de terre et notamment la pomme de terre traditionnelle du Pérou, « l’amarilla peruanita » cultivée sur les hauts-plateaux de l’Altiplano qu’elle vend aux passants avec énergie et bonne humeur.

Domitila fait partie du groupe « La Vita Nova », groupe solidaire composé de onze membres qu’elle a connu par l’intermédiaire d’un agent de crédit déambulant dans le marché. Il l’a mise en relation avec d’autres commerçants du marché qui souhaitaient former un groupe pour pouvoir emprunter ensemble auprès d’Edaprospo. Domitila est actuellement trésorière de ce groupe qui existe depuis maintenant quatre ans et demi après en avoir été présidente à ses débuts. En tant que trésorière, elle s’occupe de surveiller que tous les membres du groupe payent bien leurs intérêts et vérifie donc les montants déposés sur le compte commun du groupe auprès de leur banque.

Domitila travaille sur deux marchés différents dans la journée : sur celui de La Huaca de 7h à 15h et ensuite sur celui de La Parada à quelques kilomètres de là de 16h à 20h. Elle gère seule cette petite entreprise depuis plus de 15 ans et cela lui demande beaucoup d’organisation. Elle doit chaque jour acheter ses pommes de terre auprès des grossistes du marché central de Lima à plus d’une heure de son domicile, puis les faire expédier au marché de La Huaca et ensuite les transférer sur celui de La Parada. Continuer la lecture