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Les Babyloaniens

À la rencontre d’un prêteur colibri !

Prêteur depuis la création de Babyloan depuis près de dix ans, Christian Sambin est aujourd’hui retraité de 73 ans, et toujours un membre actif de notre plateforme. Il y a quelques semaines, Christian venait nous rencontrer pour nous en dire plus sur ses motivations…

Crédit Photo : Matthieu Tordeur

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur vous et ce qui vous a amené à prêter sur Babyloan ?

J’ai 73 ans, je suis retraité depuis 15 ans et demi. J’estime avoir plutôt eu de la chance dans la vie, et bénéficié de la gentillesse des gens en Afrique et en Amérique Latine. Il me paraît normal, voire indispensable vis-à-vis de moi-même et du monde dans lequel je vis, d’apporter ma pierre à l’édifice à la possibilité d’une vie meilleure pour d’autres. Babyloan correspondait à quelque chose en lequel je crois, c’est-à-dire penser que les petits moyens de chacun peuvent apporter une aide puissante au développement.

En réalité, j’allais prêter sur ce site américain (le prêteur fait référence à notre grand frère Kiva), et je me suis dit « c’est quand même dommage qu’il n’y ait pas ça en France ! ». Ça me paraissait une démarche qui avait un sens fort. Lorsque j’ai appris par la presse la création de Babyloan, je me suis vite inscrit ! J’ai trouvé l’idée magnifique. Imaginez que depuis mon inscription, l’argent graduellement mis dans le circuit a tourné 11 fois et 1 935 entrepreneurs ont été aidés ! Je ne sais pas vous, mais moi je trouve ça fabuleux !

Pourquoi avoir choisi le prêt plutôt que le don ?

Parce que je donne par ailleurs ! (rires) Avant de partir à la retraite, je savais déjà ce que j’allais faire : accorder du temps aux autres. C’est ce que j’ai fait en travaillant auprès du Secours Catholique pour aider des sans-abris, et de la SNC (Solidarité Nouvelle face au Chômage) pour accompagner des personnes sans emploi afin qu’elles gardent ou reprennent espoir. Plus je travaille avec les gens, plus je me dis que l’aide non monétaire est importante elle aussi. Je leur accorde du temps, mais aussi un peu d’argent. Mais un don et un prêt, ce n’est pas pareil. Ça n’a pas la même valeur, ni pour celui qui donne, ni pour celui qui reçoit. Avec le prêt, celui qui reçoit est redevable d’un remboursement, il a l’obligation de bâtir quelque chose de pérenne. Il doit faire ce qu’il faut pour le rembourser. Ça a donc une valeur pédagogique et utilitaire. Pour celui qui prête, il y a un aspect de confiance en l’autre qui s’installe, c’est ce qui me plaît dans le principe de Babyloan. (Vous pouvez lire notre article sur le sujet : La confiance, condition sine qua non du crédit ?) Le taux de non-remboursement dans mon cas est de 0 % : c’est encourageant !

Une affinité particulière avec un secteur ou un pays de prédilection ?

J’ai un critère simple : je prends n’importe quel pays, métier, secteur… mais je prête exclusivement à des femmes. C’est mon seul et unique critère. Pour une raison : l’énergie des idées, l’énergie pour trouver des solutions, ce sont les femmes. Et elles investissent plus que les hommes dans l’éducation des enfants et le foyer. (Vous pouvez (re)découvrir notre article traitant de l’inclusion financière des femmes.)

Cette conscience solidaire et de l’environnement, c’est quelque chose que vous avez transmis à vos enfants ? Dont vous discutez ?

Quelque chose que j’ai mal transmis ! Quand je vois tout ce qu’ils jettent… Mais ils sont quand même conscients de l’écologie. Oui, ils ont une conscience de l’écologie au sens large. Quant au fait qu’on en discute, ah mais ça c’est fondamental ! Il y a beaucoup d’évènements inquiétants pour nos enfants, nos petits-enfants, mais on peut espérer un monde meilleur. Personnellement, je trouve les jeunes bien plus ouverts au solidaire, au partage et à la consommation responsable. Je ne sais pas s’ils sont plus conscients ou si ce sont les conjonctures actuelles qui nous obligent tous à prendre conscience des enjeux. En tout cas, c’est porteur d’espoir !

Une petite colle pour vous : la générosité, action intéressée ou désintéressée ?

Justement j’ai un ami qui me disait : « tout ça, ce que tu fais, c’est uniquement pour te donner bonne conscience ! » , et je lui ai répondu que oui, ça me donnait bonne conscience, c’est évident ! J’espère que ça va au-delà, mais le plaisir de voir des gens satisfaits, c’est énorme, ça me fait plaisir. J’en ai besoin. La générosité rend heureux, c’est un geste intéressé. On a le sentiment de satisfaction de faire quelque chose de positif. C’est une forme d’égoïsme. Les mots font peur, mais c’est une composante de soi. Je n’ai moi-même aucun problème à être qualifié d’égoïste. Je dirais même : « soyons donc généreux par égoïsme ! ». (rires)

Qu’est-ce que vous avez envie de nous dire sur la solidarité ?

Elle est inhérente au genre humain, et fait partie du partage. C’est notre boulot à tous d’être solidaire. Elle est nécessaire pour avoir un climat social apaisé. Regardez, on peut aider les autres chacun à sa façon, par des choses simples : aider son voisin cinq minutes par exemple, etc. La solidarité et l’ouverture aux autres, notamment ne pas avoir peur de l’autre, est le seul moyen pour arriver à un monde meilleur, celui que nous laisserons à nos enfants. Selon moi donc, la solidarité, c’est s’occuper de l’autre. On n’a pas le choix, c’est quelque chose de naturel, d’abord parce qu’on est l’autre de l’autre.

Un dernier mot à ajouter ?

J’ai un petit regret : je n’ai jamais réussi à convaincre des amis à prêter sur Babyloan, c’est mon grand échec. À part ça, j’ai vraiment le sentiment d’être colibri !

 

Aparté.

Tout au long de notre entretien, Christian a parsemé ses interventions d’allusions au colibri de Rabhi. Explications…

Pierre Rabhi, agriculteur, philosophe et auteur français, parle du colibri dans plusieurs interviews, un oiseau à l’origine du mouvement éponyme qu’il a fondé : « c’est une légende amérindienne qui nous dit qu’il se déclenche un incendie de forêt, et tous les animaux restent atterrés ne savant plus que faire face à cet incendie. Le petit colibri, un magnifique petit oiseau ressemblant à un oiseau mouche, va à l’occasion de cet incendie prendre quelques gouttes d’eau sur la rivière et les jeter sur le feu. Le tatou énervé lui dit : « mais qu’est-ce que tu fais colibri tu vois bien que tu ne pourras pas éteindre le feu avec tes gouttes d’eau ? ». Le colibri répond : « je sais, mais je fais ma part ». »

Le problème aujourd’hui est de savoir comment faire en sorte que chacun ne se sente pas impuissant devant les réalités qui l’entourent, que chacun puisse prendre ses responsabilités. On est dans notre société dans une forme de pouvoir délégatif : on délègue à l’État la responsabilité de gérer la nation, en oubliant complètement que chacun de nous a un véritable pouvoir. Si chacun exerce son pouvoir dans la société civile, cette société civile finit par représenter une force qui conduit au changement.

C’est ce que propose Babyloan par le biais de sa plateforme de prêts, à partir de 10 euros : être acteur du changement, chacun contribuant à son échelle…

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