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Microfinance islamique : une microfinance plus solidaire ?

Les services de microfinance comme le microcrédit ou la micro-épargne permettent aux personnes exclues du système bancaire traditionnel de maintenir ou de développer leur activité professionnelle, d’acheter un bien immobilier, de financer l’éducation de leurs enfants, ou même de financer des infrastructures sanitaires. Mais qu’en est-il des personnes refusant de recourir à ces services, qu’elles jugent contraires à leurs principes religieux ?

Les musulmans sont notamment exclus des services financiers pour ces motifs. À ce jour, près de 650 millions de musulmans vivent avec moins de 2 USD par jour. La microfinance islamique apparaît comme un outil d’inclusion financière des musulmans face à cette demande de solutions conformes aux principes de la charia. Explications.

Dans le monde, 31 % des adultes n’ont pas accès à des services financiers, soit 1,7 milliards de personnes. D’après le rapport du  Global Findex 2017, une partie de la population reste non-bancarisée pour des motifs religieux, estimant que les services proposés ne sont pas respectueux de ses croyances religieuses.

La finance islamique : késako ?

La microfinance islamique trouve ses racines dans la finance islamique, finance basée sur les principes de la charia, la loi islamique. Elle connait une croissance plus accélérée que la finance conventionnelle : d’après la Banque Mondiale et le FMI, les avoirs des banques islamiques ont connu une croissance annuelle de 16 % entre 2003 et 2013, pour un montant total de 2 000 milliards de dollars en 2013. Plus de 500 établissements conformes à la charia ont été créés en 30 ans, dans 75 pays.

La finance islamique, et par extension la microfinance islamique, sont régies par plusieurs principes théoriques liés à la charia.

  1. L’interdiction de l’intérêt généré riba
    L’argent ne doit pas avoir de valeur intrinsèque, et donc ne pas avoir de prix : il ne doit être qu’un moyen et non une fin en soi. Appliquer un taux de rendement sur un prêt est également prohibé, dans la mesure où il fait supporter à l’emprunteur le coût du risque : pour plus de justice, le risque doit être partagé.
  2. L’interdiction de l’incertitude et de la spéculation gharar et maysir
    La valeur d’un bien ne doit pas s’accroître dans le temps : les frais financiers sont fixés à l’avance et sont immuables jusqu’à la fin de la transaction.
  3. L’obligation d’investir dans l’économie réelle à travers des actifs tangibles, prolongement de l’interdiction de spéculer. Ce principe théorique est en rupture avec la finance occidentale menée par les banques commerciales, qui peuvent sacrifier le financement de l’activité réelle au profit de la spéculation.
  4. Le partage des profits et des pertes mouchakara
    Le risque, les bénéfices et les pertes sont partagés entre l’investisseur et l’emprunteur. Cette approche se porte sur les ressources et les actifs, plutôt que sur les dettes. Au lieu de prêter à un entrepreneur, la banque va investir dans les capitaux propres de l’entreprise, c’est-à-dire dans les ressources financières qu’elle possède, et non qu’elle doit, ce qui est plus adapté aux populations défavorisées.
  1. L’interdiction de financement d’activités interdites par la charia – activités haram
    Il est par exemple interdit de financer la production d’alcool, de viande de porc, ou la pornographie.

Ces principes restent théoriques et ne sont pas toujours respectés dans les institutions financières islamiques. La microfinance islamique consiste donc à fournir des services financiers conformes à la charia aux populations à faibles revenus. En théorie, la finance islamique s’apparente de près à de la finance éthique, avec pour maîtres mots le bien-être social et la justice, comme le montrent les principes énoncés plus haut. Pour respecter ces principes, les IMF fournissant des services financiers islamiques ont imaginé des produits financiers adaptés aux populations les plus pauvres et à la religion musulmane.

Concrètement, comment ça marche ?

Pour remplacer le prêt avec intérêt simple de la finance conventionnelle, quatre principaux produits financiers sont proposés aux clients de ces IMF dans la microfinance islamique.

  1. Le Murabaha: il s’agit d’un contrat conforme à la charia utilisé pour financer le fonds de roulement ou augmenter les stocks d’un entrepreneur. La banque achète des biens à un fournisseur, puis les vend à l’emprunteur qui la rembourse, avec une marge de bénéfices fixée à l’avance. Ce type de transaction très commune est pourtant vivement critiquée par les chefs religieux musulmans et personnes très pratiquantes, qui estiment qu’on nomme simplement « l’intérêt » par un autre nom. Cela ressemble effectivement à un prêt conventionnel dont l’intérêt serait dissimulé derrière une marge de bénéfices.
  2. Le Qard Al hassan est un prêt de bienfaisance sans intérêt, qui sert à combler les déficits de financement à court terme. Aucun intérêt ni marge n’est appliquée par la banque, qui met à disposition des ressources.
  3. Le Moucharaka est la participation au capital d’une entreprise pas une institution bancaire : les parties partagent les bénéfices et les pertes. La banque investit alors plus qu’elle ne prête, et transfère progressivement sa participation au client sur la base d’un calendrier préétabli et d’un accord de partage des pertes et profits.
  4. Le Salam: il s’agit d’un contrat de vente avec une livraison différée des biens. Utilisé dans le monde agricole, il permet aux agriculteurs de financer la mise en production en échange de la récolte à venir.  

La microfinance islamique est-elle plus éthique et solidaire que la microfinance conventionnelle ?

La microfinance islamique, par ses principes mêmes, semble être un vecteur de réduction des inégalités et d’inclusion financière plus efficient et solidaire que la microfinance traditionnelle qui applique de forts taux d’intérêt et favorise parfois le surendettement.

Elle est en théorie plus éthique dans la mesure où elle promet d’abord la transparence et la justice entre les parties prenantes d’une transaction : un « charia board » est chargé de vérifier si les transactions sont conformes aux principes et à l’éthique de la loi religieuse dans chaque IMF islamique. Ensuite, les modalités des produits cités précédemment les rendent plus accessibles aux personnes les moins aisées. Enfin, les risques et bénéfices sont partagés et le taux de remboursement est fixe.

En faisant du bien être social et de la justice des conditions essentielles du développement économique des entreprises, la microfinance islamique inspire un nombre grandissant d’institutions traditionnelles qui intègrent ces principes dans l’élaboration de leurs produits financiers.

Quelles sont les controverses et obstacles au développement de ce secteur ?

La microfinance islamique présente toutefois des freins intrinsèques à son développement. Par exemple, comme le prestataire partage les risques avec le bénéficiaire, il exige de celui-ci une transparence sur les bénéfices et pertes. Cela peut générer de forts coûts d’exploitation pour les micro-entrepreneurs qui doivent alors tenir une comptabilité formelle. Aussi, de nombreuses controverses ciblent la microfinance islamique et l’accusent de déguiser des prêts conventionnels à intérêt par des produits comme le Murabaha.

Où en est la microfinance islamique aujourd’hui ? 

En 2013, la microfinance islamique représente moins de 1 % des transactions de microfinance dans le monde. Elle occupe une place minime dans le paysage micro-financier mondial, mais a tendance à croître depuis plusieurs années. D’après une étude du CGAP, presque un tiers des IMF déclarent avoir lancé des activités de microfinance islamique sur les 5 dernières années. 64 % des institutions qui fournissent des produits de microfinance islamique se trouvent en Asie de l’Est et Pacifique et 28 % au Moyen-Orient et Afrique du Nord. La microfinance islamique concerne 1,28 million de clients résidant dans 19 pays, en majorité au Bangladesh, au Soudan et en Indonésie.

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