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Regard de la SIDI sur la microfinance

Notre partenaire la SIDI – Solidarité Internationale pour le Développement et l’Investissement – nous livre son point de vue sur Babyloan et la microfinance. Elle nous raconte aussi comment HOFOKAM et ASALA, des IMF partenaires communes à Babyloan et elle-même, ont évolué. Entretien.

La SIDI : kezako ?

La SIDI est un investisseur solidaire, créé en 1983 par le CCFD-Terre Solidaire pour contribuer à la consolidation d’activités économiques initiées par des populations défavorisées dans les pays du Sud et de l’Est. La SIDI appuie, par ses partenariats, des acteurs locaux, tels que des institutions de microfinance ou des organisations de producteurs, qui développent des services de proximité à destination des populations exclues des circuits économiques et financiers traditionnels. Son action est double : elle répond à leurs demandes de financements (prêts, participations au capital, garanties) et d’accompagnement pour appuyer leur structuration et consolidation (gouvernance, gestion, stratégie, performance sociale, etc.). Tout cela est rendu possible grâce aux épargnants et actionnaires solidaires de la SIDI, particuliers et institutionnels, qui attendent en échange une plus-value exclusivement humaine, sociale et environnementale.

Pouvez-vous nous dire quelques mots concernant l’évolution de HOFOKAM et ASALA, les IMF communes à Babyloan et la SIDI ?

HOFOKAM est une institution de microfinance implantée dans la région ouest de l’Ouganda. Cette institution de microfinance, particulièrement bien représentée dans le paysage local, propose une gamme de micro-crédits diversifiée, notamment un outil de finance communautaire. HOFOKAM a d’abord été financée par la SIDI en 2016. Puis, en 2017 par FEFISOL, un fonds d’investissement spécifiquement orienté vers le continent africain co-fondé et géré par la SIDI. HOFOKAM envisage de devenir une institution financière régulée et donc de changer de statut institutionnel. Cela lui permettra tout d’abord de développer une gamme de produits plus innovants comme le mobile wallet pour être plus accessible. Cette évolution donnera également la possibilité à HOFOKAM de lancer des produits d’épargne, répondant aux demandes de ses clients. FEFISOL envisage d’ailleurs de mener deux projets d’assistance technique, l’un pour l’accompagnement au développement du service de mobile banking et l’autre pour l’élaboration de la stratégie marketing sur les produits d’épargne.

ASALA a été créée en 1997 et a d’abord été une ONG engagée pour l’insertion sociale et économique des femmes défavorisées en Palestine. Elle a développé des services de micro-crédit dès le début de son activité pour soutenir l’entrepreneuriat des femmes. Cette activité s’est développée et étendue, avec neuf agences situées dans des zones stratégiques, la Cisjordanie et la bande de Gaza. En 2007, la SIDI lui a octroyé un premier prêt. En 2014, ASALA a dû s’adapter aux évolutions règlementaires en Palestine et a séparé son activité en deux entités distinctes. L’une est une association qui propose les services d’appui non financier et l’autre propose uniquement des micro-crédits. La SIDI a appuyé cette transformation institutionnelle en lui accordant un nouveau prêt en 2015.

Quel regard portez-vous sur l’avenir de la microfinance et plus généralement du développement économique ?

Aujourd’hui, du fait de son évolution, le secteur de la microfinance est à la croisée des chemins. Les IMF ont montré leurs capacités à proposer des services financiers de crédit et d’épargne diversifiés (assurances, transfert d’argent…). Cependant, leurs besoins se complexifient et ils deviennent de plus en plus techniques (Mobile Banking, démarche relations clients…). Elles cherchent également à mieux mesurer la portée et la responsabilité sociale de leur activité, considérées comme un fondement indispensable et complémentaire de l’équilibre financier.

De nombreuses IMF émergentes décident également de se transformer et de s’institutionnaliser comme c’est le cas pour HOFOKAM ou ASALA. Cela amène la SIDI à renforcer sa fonction d’accompagnement et à prendre part au capital des structures, en tant qu’actionnaire, afin de mieux participer à la vie institutionnelle de ces organisations. La SIDI veut appuyer un développement économique qui soit socialement juste et écologiquement soutenable. Il doit intégrer en particulier les populations vulnérables et marginalisées des pays en développement pour améliorer leurs conditions de vie par la création et le renforcement d’activités économiques, individuelles ou collectives, dans le respect de leurs choix de vie. L’apport de ressources de long terme est à ce titre garant de ce développement harmonieux que la SIDI s’efforce d’appuyer, notamment en prenant part au capital des structures partenaires.

Quelles sont les défis cruciaux que devra gérer votre structure dans les années à venir ?

Dans son Plan stratégique 2017-2020, la SIDI intègre différents défis, dont celui d’être en capacité d’aider ses partenaires à faire face aux effets des crises écologiques. La SIDI place à présent la “transition écologique et sociale” comme un élément central de son action, par un accompagnement financier et technique d’un mouvement global vers un monde écologiquement soutenable et plus équitable, pour améliorer les conditions de vie des communautés dans le respect de leur écosystème. L’enjeu est à la fois d’appuyer les changements vers des pratiques plus résilientes pour les partenaires et en même temps de s’adapter à chaque fois au contexte économique et culturel de chacun.

Quel regard portez-vous sur la solidarité internationale ? Et en particulier ce que propose Babyloan ?

Babyloan a développé une démarche innovante en utilisant des moyens technologiques nouveaux pour répondre aux enjeux de l’inclusion bancaire et financière. Le financement participatif est également un moyen de pouvoir prêter à partir de très petits montants et donc d’être très accessible. En ce sens, Babyloan est tout à fait complémentaire de la SIDI, en permettant aux citoyens de “s’initier” facilement et concrètement aux enjeux de la finance inclusive, en mettant une partie de leur épargne au service des projets qu’ils choisissent. À l’inverse, la SIDI demande un engagement plus exigeant, par nature, à ses actionnaires, qui permet cependant des financements de long terme.

In fine, que ce soit dans la promotion d’une économie solidaire en France, comme dans l’appui aux institutions au Sud, Babyloan et la SIDI sont deux exemples de ce que deux entreprises sociales peuvent produire comme progrès économique et changement social.

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