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Rencontre Africaine du CRD : « Etat des lieux des migrations africaines »

Le samedi 12 mai dernier, le Cadre de Réflexion pour le Développement (CRD), organisait, en partenariat avec Babyloan Mali, le premier volet des « Rencontres Africaines ». Nouveau rendez-vous de l’association, les Rencontres Africaines ont pour but de réunir des acteurs de différents secteurs afin d’évoquer les enjeux du continent africain, à travers des questions d’actualité. 

Pour cette première édition, le CRD a souhaité dresser un « Etat des lieux des migrations africaines ». Avant toute chose, il a été souligné que les migrations africaines étaient principalement intercontinentales. En 2015, on estimait que 33 millions d’africains vivaient hors de leur pays d’origine. Les ressortissants d’Afrique subsaharienne possédant toutefois une caractéristique particulière : 70% d’entre eux migrent vers d’autres pays d’Afrique ; à la différence des ressortissants d’Afrique du nord qui migrent en majorité hors du continent.

Qu’est-ce qui pousse les personnes à migrer ?

Les raisons de la migration sont nombreuses et parfois non distinctes les unes des autres. Un schéma réalisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture et le CIRAD,  dans une publication intitulée « Une Afrique rurale en mouvement », identifie un réseau, qui pourrait s’apparenter à un complexe de facteurs politiques, socioculturels, économiques ou encore démographiques. A cela s’ajoutant les caractéristiques propres à chaque individu, chaque ménage et également les leviers ou obstacles à la pratique migratoire.  Une multitude de combinaisons possibles pour expliquer le départ d’un individu qui révèle l’incapacité à résumer le fait migratoire comme un enjeu global.

L’exil et la « dette sociale » des anciens migrants

A travers son propos sur la situation des chibanis en France, Alliatte Chiahou, chercheur en sociologie et responsable de l’association Immigration Développement & Démocratie, est revenu sur cette période ou les migrations africaines, et spécifiquement maghrébines, répondaient à un appel de la France pendant les 30 glorieuses.

Des milliers de migrants, dont ni la vie sociale ou familiale, ni l’intégration sociétale n’avait été pensées, restaient, en dehors de leurs activités professionnelles, cantonnés aux périphéries des villes dans des foyers pour travailleurs. Ces hommes, aujourd’hui retraités, traduisent une représentation du modèle de « migrant utile » pour travailler.

En France aujourd’hui, 800 000 migrants sont âgés de plus de 50 ans et 350 000 de plus de 65 ans.
La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement de 2015 a permis d’évoquer la condition des chibanis. Elle a soulevé des interrogations sur une population jusque-là, invisible.

Le vieillissement de ces anciens travailleurs a renforcé leur exclusion sociétale et fait apparaitre les inégalités sur lesquelles reposaient leur présence en France. Les droits des migrants travailleurs devenaient presque inexistants lorsque ces populations ne remplissaient pas leur objectif de départ et faisaient face à la vacance professionnelle ou devenaient retraités.
Une législation française qui n’avait pas tenu compte des spécificités de ces populations, qui ont gardé, pour la plupart, une double présence territoriale.

A ces conditions de vie difficiles dans leur pays d’accueil, ces populations de migrants trainent au fil des ans, leur « dette sociale », inaliénable, due à leur pays d’origine. Au-delà du pan économique entretenu par des envois réguliers de fonds à destination des familles, les migrants conservent, toute leur vie durant, un sentiment de redevance à un territoire faisant partie d’eux-mêmes. Ce sentiment auquel les manières de faire face sont diverses, la plus répandue étant l’entretien du « mythe » d’un retour au pays natal.

Le phénomène migratoire contemporain : le départ des jeunes

Malgré la considération d’un « réseau de facteurs », on constate une prédominance de la situation économique qui a motivé bons nombres de départs depuis plusieurs décennies. Dangereuses, illégales, les migrations vers l’Europe occupent une forte place médiatique sur un continent qui dénonce largement, une invasion incontrôlée.

L’âge médian, de tous les migrants transfrontaliers africains qui quittent leur pays, était de 29 ans seulement en 2015. De même, 60% des migrants ruraux ont entre 15 et 34 ans. Le prisme de la jeunesse devient alors déterminant dans l’analyse du phénomène migratoire africain d’aujourd’hui. A cette caractéristique s’ajoutant la notion de ruralité. La question des territoires ruraux et des problématiques qui les traversent (chômage, exclusion, changements climatiques) est un élément majeur pour considérer les migrations de jeunes africains qui, confrontés au chômage de masse et au défaut d’opportunités économiques, rejoignent les villes ou tentent « l’aventure » au péril de leurs vies.

Décourager ou encourager l’immigration ?

Aujourd’hui, tout ce qui touche à la migration est susceptible d’allumer un feu. Dans tous les domaines, et la politique n’en est pas exemptée, bien au contraire, elle se saisit de ce feu. C’est dire les enjeux qui s’animent autour de ces mouvements de personnes. Il y a cependant un grand absent des débats publics liés à la migration : il s’agit des diasporas. Les ressortissants de ces pays ou continents d’où viennent ces migrants restent dans l’ombre de leurs conditions et ne prennent que très peu, part aux discussions sur l’accueil de ces populations, notamment la question des droits des travailleurs sans papier.

Ce qu’il faut également réaffirmer, c’est l’importance de la considération de la volonté des migrants. Tout homme devrait avoir la possibilité de choisir entre rester sur son territoire ou partir découvrir un autre territoire. Mais évoquer la liberté de circulation des personnes n’est-elle pas une réponse utopique à la question des migrations ?

La question de la sémantique doit être également abordée lorsqu’il est question de migration. Les termes utilisés devraient permettre d’entretenir l’égalité entre les hommes, peu importe leurs nationalités et ainsi considérer le migrant comme un expatrié, et l’expatrié, comme un migrant.

On ne peut pas dire « venez, on ne peut pas non plus dire restez ». Il faut garder en tête l’exigence du choix qui appartient à chaque personne qui quitte son territoire et combattre tous les facteurs qui tendent à réduire leur liberté de choisir.

Le renforcement de l’agriculture pour lutter contre l’exode des jeunes

Aujourd’hui, le secteur agricole emploie plus de 60% de la population active en Afrique de l’Ouest. Ces taux atteignant jusqu’à 78% en Guinée, 82% au Niger et 92% au Burkina Faso. Au Mali, où 73% de la population active travaille dans le secteur agricole, moins d’1/3 des terres agraires sont aujourd’hui cultivées. Le potentiel de développement du secteur est vaste. Cependant, il se heurte à un manque d’attrait des jeunes pour des activités réputées laborieuses et peu rentables. Le secteur de l’agriculture en Afrique subsaharienne fait face à trois enjeux de développement qui sont la modernisation, le formation et l’accès au financement.

La microfinance est une solution qui a été développée par Muhammad Yunus au Bangladesh pour favoriser l’inclusion financière en zone rurale et pouvant répondre à l’enjeu de financement que présente le secteur agricole en Afrique. En 1977, ce futur prix Nobel de la Paix crée la Grameen Bank. L’idée de cette première institution de microfinance était de lutter contre la pauvreté et d’élargir l’accès au crédit pour les populations les plus démunies de son pays. On compte aujourd’hui 211 institutions de microfinance sur le continent africain, qui touchent plus de 7 millions de personnes. 70% des clients de la microfinance en Afrique sont situés en zone rurale.

Suivant ce modèle et dans le but de répondre également à l’enjeu de formation, Babyloan et le Fonds International Développement Agricole (FIDA) ont créé une plateforme de prêt participatif et solidaire destinée au financement des projets de jeunes micro-entrepreneurs ruraux accompagnés par une institution de microfinance et un organisme de formation à la création d’entreprise. Le second objectif de ce projet est d’offrir à la diaspora malienne, un moyen de soutenir le développement du pays via des investissements productifs.

Les « Rencontres Africaines » sont une initiative du Cadre de Réflexion pour le Développement (CRD). Le Cadre de Réflexion pour le Développement est une association créée en 2015 et présidée par Becaye Sylla.  Organisée autour d’un think tank, l’association a pour objectif de lancer et de nourrir des réflexions socio-économiques dans le but de concourir au développement du continent africain. A terme, le CRD souhaite mettre en place un réseau d’initiatives au Mali, qui permettra de porter les projets du CRD au sein du continent. Le laboratoire d’idées du CRD permet à l’association de faire émerger des projets de réflexion. Pour cela, un appel à projet a été lancé au mois de mai. Il permettra d’identifier les prochaines pistes de travail de l’organisation. http://crdm.e-monsite.com/

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